Rosebush Pruning

 


Jack, Ed, Anna et Robert sont frères et sœurs et ont hérité d'une immense fortune. Ils mènent une vie d'oisiveté dans une villa espagnole. Lorsque Jack souhaite s'installer avec sa petite amie et qu'Ed découvre la vérité sur la mort de leur mère, le tissu familial commence à se déliter. 

 


 

 

Avec 'Rosebush Pruning', le cinéaste Karim Aïnouz fait preuve d'un talent certain : la photographie, les décors méditerranéens et la mise en scène composent un univers cohérent et plutôt sophistiqué. Les interprétations de Jamie Bell, Elle Fanning, Riley Keough et Callum Turner sont profondes, malgré le côté déluré de leur personnage. 

Satire d'une riche famille américaine dysfonctionnelle, inspirée du film Les Poings dans les poches de Marco Bellocchio, 'Rosebush Pruning' est irrévérencieux, voire fichtrement malsain par moments. 


En effet, le réalisateur privilégie le choc à la substance, ce qui a pour effet de voir son scénario retomber comme un soufflé. Les scènes de violence (inceste, parricide, etc), de sexualité et de transgression sont d'ailleurs souvent gratuites. N'est pas Yorgos Lanthimos qui veut. Pour la critique acerbe du capitalisme et des ultra-riches, il faudra repasser. Pire encore, le long-métrage manque de cohérence émotionnelle, laissant une impression de froideur et de vide.


Au final, bien que visuellement soigné, 'Rosebush Pruning' pèche par un scénario qui manque cruellement de profondeur. Malgré une distribution solide, cette satire déjantée, mais pas franchement jubilatoire, sonne comme un exercice de style creux. Passez votre chemin sans vous arrêter par la case cinéma.



Note : O

Critique : Goupil

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