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mercredi 8 juillet 2015

Minions


A l'origine de simples organismes monocellulaires de couleur jaune, les Minions ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjectes les une que les autres. Les disparitions répétitives de ceux-ci, des tyrannosaures à Napoléon, ont plongé les Minions dans une profonde dépression. Mais l'un d'eux, prénommé Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart, l'adolescent rebelle et de l'adorable petit Bob, Kevin part à la recherche d'un nouveau patron malfaisant pour guider les siens. 
Nos trois Minions se lancent dans un palpitant voyage qui va les conduire à leur nouveau maître : Scarlet Overkill, la première superméchante de l'histoire. De l'Antarctique au New York des années 60, nos trois compères arrivent finalement à Londres, où ils vont devoir faire face à la plus terrible menace de leur existence : l'annihilation de leur espèce







Apparu pour la première fois en 2010 dans le carton «Despicable Me», les Minions sont rapidement devenus un phénomène interplanétaire. Après une suite où ils ont pris de l’importance ainsi que quelques petits courts-métrages savoureux centrés sur leurs péripéties, les faire-valoir du moche et méchant Gru ont pris du galon pour finalement devenir, cinq ans plus tard, les héros de leur propre film.


Si ces petits tic-tac jaunes fonctionnement merveilleusement bien en tant que sidekicks, ont-ils seulement la carrure pour tenir un film sur leur frêles épaules ? La réponse est sans équivoque: oui. Et c’est là une première bonne nouvelle pour les sceptiques. Leurs aventures tiennent la distance du long-métrage. Pensé à la fois comme un spin-off et un prequel, «Minions» nous en raconte davantage sur leurs origines et leur but dans la vie - en substance: suivre le plus méchant des vilains. 

Au rayon des coups de génie, il faut souligner l’esthétique cartoonesque remarquable, la mise en scène ébouriffante, le prologue des plus inventifs, les gags visuels et sonores à profusion, les clins d’oeils ludiques à foison, les excellentes reconstitutions de l’Amérique hippie et du Swinging London, le langage burlesque hilarant des Minions qui emprunte à différentes langues connues… sans oublier la superbe bande originale qui ravit d’emblée les esgourdes. 

Résolument drôles voire totalement désopilants, ces Minions nous dérident les zygomatiques et c’est tant mieux. Généreux en gags souvent inspirés, le scénario parvient même à se connecter à l’esprit de la franchise avec un épilogue bien amené. Si on loue le rythme mené tambour battant par les réalisateurs Pierre Coffin et Kyle Balda, il faut reconnaître que le métrage pèche par sa trop grande nervosité. Ainsi, l’hystérie généralisée en devient lassante, limite assommante. 

Preuve en est avec les personnages: ceux-ci sont tous des hyperactifs, comme s’ils étaient tous formés du même moule. D’aucuns même agacent! Un tantinet plus de psychologie, un chouia plus de nuance, un brin d’innovation n’auraient pas fait de mal. Si on sort de la projection avec la banane, on évite de peu la migraine tant ça part dans tous les sens dans un joyeux festival de délires festifs. Hormis cela, on assiste à une comédie familiale réjouissante. 

Note: 
Critique: Professeur Grant

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