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mercredi 23 décembre 2015

Le Goût des Merveilles

Au coeur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l'exploitation familiale. Un soir, elle manque d'écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens. Et sa capacité d'émerveillement pourrait bien changer la vie de Louise et de sa famille.  



6060 secondes, soit 101 minutes. C'est la durée du dernier film d'Éric Besnard, qui en compte cinq à son actif ('Mes Héros', '600kg d'Or Pur', 'Ca$h', 'Le Sourire du Clown'). Le long-métrage - dont la mise en scène se veut parfois poétique - parvient-il à se montrer « dulce » et « utile » ; en d'autres mots doux (dans le sens plaisant, séduisant) et utile (comprenez éducatif) ?

Très loin d'un Russel Crowe dans 'A Beautiful Mind' ou d'un Dustin Hoffman dans 'Rain man', Benjamin Lavernhe ('Comme Un Avion', 'Elle l'adore', 'Radiostars') ne s'en sort pas si mal. Sociétaire de la Comédie Française plutôt habitué aux seconds rôles jusqu'ici, Lavernhe interprète un jeune homme atteint du syndrome d'Asperger (une des formes de l'autisme). Pour ajouter à sa crédibilité, il impose à Pierre – son personnage – des réactions socialement curieuses voire incongrues (sa spontanéité excessive, son honnêteté, les regards qu'il lance, sa façon de saluer les gens, etc). À cela s'ajoutent une maladresse physique et une utilisation atypique du langage. Tout (ou presque) y est. Derrière cette singularité se cache une faculté hors du commun. Pierre a une mémoire d'éléphant et ne se débrouille pas mal en math.

Virginie Efira ('Une Famille à Louer', '20 ans d'écart', 'Dead Man Talking', etc), « bonne poire » et atout charme (le côté séduisant, rappelez-vous) du film, confirme ses talents d'actrice. Elle trouve sans trop de difficultés le ton juste.

Bien que le film amène de belles idées sur la capacité de chacun à profiter des petits bonheurs de la vie ; il n'est aucunement novateur : Amélie le faisait déjà il y a 15 ans ('Le fabuleux destin d'Amélie Poulain'). Avec une fin un chouia téléphonée, le film réussit par contre là où beaucoup échouent en évitant de tomber dans les clichés. Utile, le film apporte également un peu de lumière sur les personnes atteintes du syndrome susmentionné en nous apprenant à mieux les comprendre. Ensoleillé, sincère et rempli de bons sentiments, le film est peut-être celui que les personnes déprimées en ce début d'hiver devraient voir ?

Note : 
Critique : Goupil

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