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lundi 11 juin 2018

Troisièmes Noces


Martin, un homosexuel veuf et fantasque d’une cinquantaine d’années, se voit proposer de contracter un mariage blanc avec une Congolaise de vingt ans, Tamara. Ces deux êtres que tout sépare vont devoir faire croire à leur amour auprès des autorités migratoires et à force de faire semblant, vont finir par s’aimer... à leur manière !





I. Black & White

Trois comme « Troisièmes Noces », une comédie dramatique 100% noir-jaune-rouge. Trois comme un trio de talents bien de chez nous réunis autour de ce projet cinématographique. Derrière la caméra, David Lambert, réalisateur à qui on doit les longs-métrages intimistes « Hors les murs » et « Je suis à toi ». Devant l’objectif, Bouli Lanners, toujours fidèle au cinéma belge, lui qui vient de s’illustrer dans le récent « Tueurs » de François Troukens. Et à l’écriture, l’illustre romancier et poète flamand Tom Lanoye. Adaptée de son roman « Het Derde Huwelijk », l’histoire tourne autour de la problématique du mariage blanc. Martin, un homosexuel veuf et fantasque d’une cinquantaine d’années, se voit proposer de contracter une union de complaisance avec une Congolaise de vingt ans, Tamara. Ces deux êtres que tout sépare vont devoir faire croire à leur passion auprès des autorités migratoires. A force de faire semblant, ces deux-là vont finir par s’aimer… à leur manière.

II. Love story

En haut de l’affiche, le toujours génial Bouli Lanners est accompagné de Rachel Mwanza, ex-enfant des rues devenue comédienne. A deux, ils donnent une certaine épaisseur à ce couple disparate forcé de vivre ensemble. Les scènes de comédie les plus réussies sont d’ailleurs celles où le tandem doit convaincre un duo d’inspecteurs de leur love story. La paire de flics, formée par l’humoriste Virginie Hocq et l’excellent Jean-Benoît Ugeux (Magritte du meilleur acteur dans un second rôle pour Le Fidèle), est tout bonnement désopilante, entre faux-semblant, humour pince-sans-rire et ironie mordante. A contrario, là où le récit peine à convaincre, c’est lorsqu’il s’aventure sur le terrain de l’émotion, osant des ruptures de ton maladroites. En résulte un film hybride, le cul entre deux chaises, comme si le metteur en scène ne s’était pas décidé en amont sur la direction à prendre. Farce décomplexée ou drame intimiste ? Reste une comédie douce-amère qui se regarde sans déplaisir.

Note : 

Critique : Professeur Grant

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