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mercredi 8 août 2018

Ocean's Eight

La soeur de Danny Ocean, Debbie, rassemble les talents d'une dizaine de ses consœurs pour mettre la main sur un collier très convoité et ainsi confondre un bijoutier crapuleux. 



« Ocean’s Eight » fait partie de ces films qui opèrent un « gender switch ». Le principe ? On prend le même scénario et on remplace les hommes par les femmes. Rappelez-vous, c’était déjà arrivé en 2016 avec le très controversé (à tord ?) « Ghostbusters ». La petite lucarne a récemment vu la talentueuse Jodie Whittaker adopter les traits du célèbre « Dr Who ». Cette tendance à de beaux jours devant elle puisque 2019 devrait voir débarquer « The Hustle » dans nos salles. Il s’agit du remake de la désopilante comédie « Dirty Rotten Scoundrels ». Un caméo, messieurs Caine & Martin ?

Adieu George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Andy Garcia et Cie. Au revoir la réalisation efficace de Soderbergh. Ici, Gary Ross (auteur de « Pleasantville », « Seabiscuit » et plus récemment « Hunger Games ») mène la danse d’un bal regroupant Cate Blanchett, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway, Sarah Paulson et Rihanna. Force est de constater que le réalisateur fait montre d’une virtuosité (écrans partagés, transitions funky, une multitude de zoom, etc) certaine.

Là où la sauce ne prend franchement pas, c’est au niveau des personnages qui ne sont pas finement écrits. Il en va de même pour les relations entre lesdites cambrioleuses de haut vol. Pire : le scénario se résume à une simple histoire de vengeance.

Au rayon des caméos, Katie Holmes, Serena Williams, Maria Sharapova ainsi que les jumeaux Winklevoss se prêtent au jeu.

Entièrement construit autour du charisme de son casting quatre étoiles, « Ocean’s Eight » se montre rafraîchissant quand il met en avant un octuor de femmes unissant leurs habilités en tout genre. Entre deux manigances, le film se permet même de porter une critique radicale à l’encontre de la culture de la célébrité. Le monde de la mode en prend également pour son grade. Anna Wintour n’a qu’à bien se tenir !

Pas question d’un tour de grand huit ici. « Ocean’s Eight » est fun mais reste quelque peu superficiel.

Note : ★★
Critique : Goupil

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