Klaus


Jesper, qui s'est distingué comme le pire élève de son école de facteurs, écope d'une mission sur une île enneigée, au nord du Cercle arctique. Là-bas, les habitants ne s'entendent pas et ne se parlent presque jamais. Autant dire qu'ils n'entretiennent pas non plus de correspondance ! Alors que Jesper est sur le point d'abandonner, il trouve une alliée en la personne d'Alva, l'institutrice de l'île, et fait la connaissance de Klaus, mystérieux menuisier qui vit seul dans son chalet regorgeant de jouets artisanaux…

Œuvrant dans l’animation depuis les années 1990, Sergio Pablos signe avec « Klaus » une toute première réalisation loin de tous les clichés habituels de Noël. Il surprend en proposant une véritable « origin story » à un mythe connu de toutes et tous. Avec sa backstory finement écrite, Pablos propose une version de Klaus qui fait rougir sans peine le Père-Noël fana de cannettes de soda.

L’animation, sublime, mélange habilement dessins animés et lumières générées par effets spéciaux. De plus, le soin méticuleux apporté aux textures fait ressortir l’impression de 3D. « Klaus » est une véritable réussite sur ce point. C’est d’autant plus surprenant que le film ne sorte pas d’un grand studio.

Les voix de J.K. Simmons (Klaus), Jason Schwartzman (Jesper) et Rashida Jones (Alva) apportent une touche familière à cet ovni semblant surgir de nulle part.

« Klaus » est le meilleur cadeau que Netflix puisse mettre dans notre hotte numérique. Créatif, visuellement supérieur aux autres productions du genre, le film apporte une considérable dose de magie à un catalogue déjà pourtant bien fourni en longs-métrages similaires. Il tire son épingle du jeu avec une histoire sans une once de déjà-vu. Que vous aimiez les contes de Noël ou non, vous ne devriez pas rester insensible au côté féerique qui plane sur ce film.

Goupil

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