lundi 2 novembre 2020

The Comey Rule

 


En 2013, sous la présidence de Barack Obama, James B. Comey est nommé comme directeur du Federal Bureau of Investigation. A partir de 2016, il enquête sur les mails de la candidate démocrate favorite pour les prochaines élections américaines, Hillary Clinton. En mai 2017, James Comey est licencié par le Président Donald Trump alors que le directeur du FBI s'intéressait aux liens entre l'équipe de campagne de l'ex-candidat républicain et la Russie.

En regardant « The Comey Rule », on se rend compte que la télévision n’a plus à rougir face aux productions du grand écran tant la petite lucarne parvient à élever son jeu. « The Comey Rule » est une mini-série de deux épisodes qui pourrait se résumer à deux uppercuts assenés au cœur de l’administration Trump.

La série de Showtime (disponible sur Be TV) sonnera probablement comme un énième exercice de propagande démocrate pour les détenteur-trice-s d’une casquette MAGA. Bien qu’elle ne nous apprenne pratiquement rien de nouveau en plus de toute la littérature existante concernant l’ingérence avérée de la Russie, cette compilation des tumultueux débuts (pour ne pas dire WTFesques) de la présidence Trump constitue une sonnette d’alarme à l’approche des élections. Cette nouvelle mise en garde vise surtout l’électorat indécis. Beaucoup d’informations à l’écran sont vérifiables pour qui sait consulter des sources fiables. 

Après vision de « The Comey Rule », on se dit qu’Hillary Clinton aurait été une bien meilleure locataire du 1600, Pennsylvania Avenue.

L’intérêt réel de cette critique du pouvoir en place réside en l’interprétation phénoménale de Brendan Gleeson qui ne tombe jamais dans la caricature mais accomplit un mimétisme fort remarquable. Accent, intonations, gestuelle, tics de langage, etc. Aucun trait n’a été négligé par l’acteur né à Dublin. Jeff Daniels s’investit à corps et âme afin de camper le rôle le plus difficile. Celui de l’homme le plus incompris au monde au lendemain de la victoire de Trump. 

Ce parfait mélange entre la fascination et l’horreur rend cette série tout simplement incontournable. Les prochaines trente-six heures devraient nous permettre de réaliser si cet ultime eye-opener a porté ses fruits. 

Pour celles et ceux qui n’ont pas vu ces 210 minutes passer, pourquoi ne pas se plonger dans la version longue, à savoir l’ouvrage de James Comey intitulé "A Higher Loyalty: Truth, Lies and Leadership" ? 


Goupil

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