Wake Up Dead Man

 


Le détective Benoit Blanc collabore avec un jeune prêtre pour enquêter sur un crime totalement inexplicable perpétré dans l'église d'une petite ville au sombre passé. 

 


 

 


Pour son nouveau whodunnit, Rian Johnson revient avec un budget pharamineux, un casting de derrière les fagots, et une nouvelle soif de divertir son public en quête de sensations fortes. Que vaut la dernière partie de ce triptyque débuté en 2019 ?


Premier constat : Josh O’Connor crève l’écran ! Il était déjà bluffant dans la peau d’un sportif de haut niveau dans ‘Challengers’ ou encore sous les traits disgracieux du prince Charles dans la série ‘The Crown’, mais là, il semble encore élever son jeu. On le voit d’ailleurs beaucoup plus que Daniel « Bond » Craig qui s’épanouit très clairement dans ce rôle taillé sur mesure. Il y a aussi Mila Kunis en policière chevronnée et Glen Close en assistante dévote.


S'il est bon de retrouver Benoit Blanc et ses maniérismes, l’exposition bien trop lente plombe quelque peu le premier acte. Une fois les couteaux sortis, le film retient par contre toute notre attention.


On apprécie aussi le scénario farfelu et pertinent puisqu’il dénonce le lien entre la foi et la politique d’extrême-droite (wink wink le mouvement MAGA aux US). Sans trop en dire, le prêtre Jud (O’Connor) voit son violent passé le rattraper quand il est mis à l’épreuve par Josh Brolin, leader spirituel et prêtre charismatique d’une congrégation sur qui il exerce une emprise… toxique.


Plus sombre et violent que les précédents opus de la série ‘Knives Out’, ‘Wake Up Dead Man’ ne parvient toujours pas à nous faire oublier celui par qui tout a commencé. Cela étant, son humour pince-sans-rire, ses répliques inspirées et son scénario à effet boule de neige aident ce long-métrage old school à remplir sa mission de divertissement d’une part et de critique du fanatisme religieux de l’autre.


Note : ★

Critique : Goupil

 

 

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