samedi 1 octobre 2011

Crazy, Stupid, Love


Steve Carrel, Ryan Gosling, Julianne Moore, Emma Stone, Marisa Tomei, Kevin Bacon.. Avec un tel casting, on peut s’attendre au mieux. Pourtant, « Crazy, Stupid, Love» se positionne dans une catégorie de comédies s’essoufflant grandement. « Crazy, Stupid, Love» est-il l’exception à la règle ? Le film réinvente-t-il le genre ou n’est-il qu’une énième itération d’un genre qui s’essouffle ?



Pour leur deuxième collaboration après « I Love You Phillip Morris », Glenn Ficarra et John Requa ont réussi le pari de réunir un casting en or. Ces deux réalisateurs, à qui l’on doit les scénarii de « Bad Santa » et « Cats and Dogs », ne font généralement pas dans la dentelle. Pourtant, le ton se veut plutôt sincère et réaliste, à l’exception de quelques scènes dont seules les comédies américaines ont le secret. Cal Weaver (Steve Carrel) est confronté à l’échec de son mariage et s’efforce de voir ses enfants (Emma Stone et Jonah Bobo) le plus possible tout en essayant de reconstruire sa vie sentimentale. Il sera aidé tout au long de cette dure épreuve par Jacob Palmer (Ryan Gosling). Ces deux personnages que tout oppose verront alors leurs destins se rapprocher d’une manière inattendue. 

La réalisation est maîtrisée mais la trame scénaristique est par contre assez convenue. On peut facilement deviner ce qu’il va se passer à l’écran. « Crazy, Stupid, Love » est tout de même réussi et cela, grâce à un Steve Carrel qui, quelques scènes mises à part, délaisse son rôle habituel de comique. Il joue en effet un personnage attachant bien que quelque peu pathétique. Beau changement de registre ! Ryan Gosling (“Fracture”, “Blue Valentine”, “Drive” et bientôt “The Ides Of March”) est impérial dans le rôle du Don Juan donnant des conseils à un quadragénaire en difficulté. Emma Stone (Hannah dans le film) est pétillante et brille à l’écran. Julianne Moore (Emily, la femme de Cal) est excellente dans le rôle de la femme qui ne sait plus trop où elle en est. Mention spéciale à Marisa Tomei dans le rôle d’une prof en manque de câlins. On notera également la brillante prestation d’Analeigh Tipton (« Green Hornet ») dans le rôle de la nounou. Kevin Bacon délivre quant à lui une prestation conforme aux stéréotypes de la figure de l’amant.

Au final, « Crazy, Stupid, Love» n’est pas la comédie américaine qui va révolutionner le genre mais constitue indéniablement un bon divertissement grâce au casting trois étoiles et quelques situations cocasses qui ne manqueront pas de vous chatouiller les zygomatiques.

Note:
Critique: Goupil


Bonus Round: 3 affiches inédites!


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