jeudi 13 octobre 2011

Les Géants

C’est l’été, Zak (Zacharie Chasseriaud) et Seth (Martin Nissen) se retrouvent seuls et sans argent dans leur maison de campagne. Les deux frères s’attendent encore une fois à passer un été pourri. Mais cet été-là, ils font la connaissance de Dany (Paul Bartel), un autre ado du coin. Ensemble, ils devront faire face à un escroqueur et tenter de survivre dans la jungle qu’est la vie adulte.   



« Les Géants » constitue la preuve incontestable que le cinéma belge n’est ni en voie d’extinction ni éteint ! Après « Ultranova » et « Eldorado », Bouli Lanners revient sur le devant de la scène avec un film sur l’abandon et l’ennui. Le réalisateur belge opère ce retour de façon brillante et délivre un film à la fois drôle et sombre. 

La palme revient incontestablement aux trois jeunes comédiens qui portent le film de bout en bout. Le plus jeune de la bande, Zacharie Chasseriaud, est bouleversant de réalisme. On a pu l’apercevoir dans des pubs et  plusieurs long-métrages. Le trio fonctionne à merveille et il est fort probable que la complicité des acteurs à l’écran soit le reflet d’une réelle amitié. Le film a d’ailleurs été tourné pendant les vacances scolaires, de quoi permettre aux trois écoliers de s’investir pleinement dans le projet. 
 
La réalisation est simple et efficace. Le paysage condrusien offre au film un magnifique cadre pour faire évoluer les trois ados. A noter qu’une partie du film a été tournée dans le Luxembourg.

Au niveau scénario, et même si le postulat de départ est original, le film s’essouffle quelque peu. La fin du film ne donne pas de réponse quant au destin des trois jeunes.
Bien que l’histoire soit différente, le film fait étrangement penser à « Jess + Moss » de Clay Jeter. Le propos du film du réalisateur Américain est sensiblement le même, le bandit en moins. 
 
« Les Géants » constitue une bien belle surprise, même si on aurait aimé une véritable conclusion à cette histoire. Bouli Lanners aurait-il en tête une éventuelle suite ? 

Note:
Critique: Goupil

Une réelle complicité à l'écran

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