mardi 1 novembre 2011

The Adventures Of Tintin: The Secret Of The Unicorn

 

Les "nouvelles" aventures de Tintin et le capitaine Haddock, pour la première fois en images de synthèse. 



En termes d’animation, la « motion capture » est principalement utilisée de nos jours. Mais depuis ‘Avatar’, il faut aussi compter sur la « performance capture » (motion capture à laquelle vient s’ajouter la restitution de sentiments subtiles impliquant le port de capteurs aux doigts et au visage). Tintin emprunte à ‘Avatar’ sa performance capture et va même plus loin. Pour simplifier, là où James Cameron faisait évoluer ses acteurs – truffés de capteurs  dans un espace entouré de caméras, Steven Spielberg, lui, innove en intégrant une caméra à l’intérieur de cet espace de travail. De quoi lui permettre d’obtenir les plans et le cadrage qu’il désire, et ce, au centimètre près.    

Beaucoup de films d’animation - se voulant un tant soit peu réaliste - avaient déjà  ouvert la voie dans le domaine de l’animation en images de synthèses (ou CGI – comprenez des images crées par un ordinateur): ‘Final Fantasy: The Spirits Within’ (2001), ‘The Polar Express’ (2004), ‘Final Fantasy VII Advent Children’ (2005), ‘Beowulf’ (2007) ainsi que ‘A Christmas Carol’ (2009) et bien d’autres encore. Mais Tintin change la donne. Jamais un film d’animation n’avait été aussi réaliste. A tel point que le spectateur se demande très souvent s’il a affaire à des CGI ou à des prises de vues réelles (les plans incluant des voitures, les scènes de nuit - notamment l’entrée de Karaboudjan dans le port, etc).   

Mais laissons l'aspect  technique de côté et penchons nous sur le ressenti après la vision du film. Tintin est-il juste un film commercial ou rend-il vraiment hommage à l’œuvre de Georges Remi (RG = Hergé)?

Dès la scène d’intro le spectateur trouve ses marques dans cet univers si familier. Steven Spielberg offre un beau clin d’œil à Hergé sur la place du Jeu de Balle (on vous laisse la surprise). Pourtant, très vite, quelque chose ne colle pas. Tintin achète une des trois maquettes de « La Licorne » non pas parce qu’il veut la remettre à Haddock comme dans la BD, mais parce qu’il la verrait bien dans son salon. Pourquoi cette différence ? Et bien il ne s’agit pas seulement d’une adaptation du « Secret De La Licorne » mais de deux autres albums. Spielberg a ainsi choisi de mêler l’intrigue du « Secret De La Licorne » à celles du « Trésor de Rackham Le Rouge » & « Le Crabe Aux Pinces D’or ». Spielberg s’explique à ce sujet en insistant sur le fait que l’adaptation d’une seule BD aurait résulté en un film de 40 minutes à l'écran. Dès lors, il fût nécessaire d’étendre l’intrigue principale avec deux autres albums. Pour ce faire, il s’est payé les services de Steven Moffat (‘Sherlock’, ‘Doctor Who’), Edgar Wright (‘Shaun Of The Dead’) et Joe Cornish (‘Hot Fuzz’), trois scénaristes de talent.
Ces considérations de côté, ‘The Adventures Of Tintin: The Secret Of The Unicorn’ est une petite merveille et constitue indéniablement un bon divertissement. Jamie Bell (‘Billy Elliot’) et Andy Serkis (Gollum) offrent à Tintin et au capitaine Haddock une animation aux mouvements sans faille. Daniel Craig, quant à lui, prête sa voix et ses gestes à Sakharine.

Inutile de comparer les trois albums avec ce film d’animation, le dernier bijou de Spielberg ne doit pas être vu comme une adaptation planche par planche de l’œuvre d’Hergé. Mais pas d’inquiétude, le scénario suit un fil rouge et ne s’en écarte jamais. Si l’on met de côté les planches du papa de Tintin, on est même en présence d’un scénario pour le moins solide.  

Le duo fonctionne véritablement et nous offre de bons moments de franche rigolade. Seule ombre au tableau : En s’appropriant les meilleures répliques, Haddock vole presque la vedette à Tintin ! 

A.H téléphone maison..
On déplorera toutefois un compositeur (John Williams himself) peu inspiré (il n’y a pas de thème récurrent à proprement parler) ainsi qu’une poursuite vraiment tirée par les cheveux. En dehors de ça, ‘The Adventures Of Tintin’ fait figure d’exception dans l’animation et garanti un excellent divertissement pour les petits et les grands.

Après avoir produit ‘The Adventures Of Tintin: The Secret Of The Unicorn’ Peter Jackson passera à la réalisation pour le deuxième film. On lui souhaite bien du courage meme si son talent n’est plus à prouver (‘The Frighteners’, ‘The Lord Of The Rings’, ‘King Kong’ et bientôt ‘The Hobbit’).
En définitive, et même avec une presse pas vraiment unanime, il y aura bel et bien un avant et un après Tintin ! Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Note: 
Critique: Goupil 


En bonus: 3 artworks 


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