samedi 10 mars 2012

Les Infidèles



Histoires courtes sur le thème de l'infidélité masculine et ses nombreuses variation.

Les Infidèles’, ou la vertu non récompensée. Six réalisateurs - Emmanuelle Bercot, Alexandre Courtes, Jean Dujardin, Michel Hazanavicius, Eric Lartigau (‘Prête-moi Ta Main’, ‘L’homme Qui Voulait Vivre Sa Vie’, etc) et Gilles Lellouche (co-réalisateur de ‘Narco’) - livrent chacun un regard sur l’infidélité. On retrouve un certain Nicolas Bedos (célèbre pour ses chroniques télévisées) à la table des scénaristes.
A cette équipe de réalisateurs viennent s’ajouter Guillaume Canet, Sandrine Kiberlain, Géraldine Nakache, Alexandra Lamy, Isabelle Nanty, Mathilda May et Manu Payet au casting. 

Avec un tel casting et de si bons réalisateurs derrière la caméra, sommes-nous en droit d’attendre un film intelligent et bien construit ou bien sommes-nous en présence d’un film à sketches qui part en queue de boudin?

Annoncé comme le meilleur segment du film, la réalisation de Michel Hazanavicius nous a laissé pantois. Le réalisateur de ‘The Artist’ revisite ici le stéréotype du personnage gauche, dans le sillon de François pignon et autre Jean-Claude Dus. Comme pour saluer la filmographie de l’acteur, le réalisateur offre un second rôle à Charles Gérard, dit Charlot (souvent aux côtés de Belmondo à l’écran- ‘Le Guignolo’, ‘L’animal’, ‘L’aventure, c’est l’aventure’, etc). Seule la conclusion de cet épisode – qui se termine sur une musique de Charles Trenet – offre très certainement la meilleure chute du lot.  
Avec le segment ‘La Question’, Emmanuelle Bercot film le couple d’ ‘Un Gars, Une fille’ comme personne. Le couple à l’écran et à la ville délivre une performance d’acting comme on en voit peu de nos jours. Si bien que l’on croirait être en présence d’un segment de vie privée arraché au couple Dujardin/ Lamy. 

Mais tout n’est pas rose dans ‘Les Infidèles’. Bien que l’ensemble forme un tout bien ficelé, il en ressort une certaine inégalité tant certains segments frisent le ridicule lorsque d’autres atteignent des sommets. Certains segments débouchent sur un ‘freeze’ comme pour signifier l’impossibilité de montrer à l’écran l’aboutissement de situations trop farfelues.

A certains moments, on palpe sans peine les défauts d’écriture, comme si certains épisodes avaient été improvisé ou écrit sur le tard. 
Dans sa scène finale, le film est tellement décalé (et de mauvais goût) que l’on est probablement en présence d’un artifice pour éviter de donner une morale ou de se prononcer sur le thème de l’infidélité. 

Néanmoins, ‘Les Infidèles’ est un film à voir entre potes pour la majorité des segments réussis. On a beau dire ce que l’on veut, Lellouche et Dujardin ont de « vraies gueules » et une véritable présence à l’écran. La palme à Guillaume Cannet et à Clara Ponsot (la révélation du film) qui campe l’étudiante dont Gilles Lellouche est amoureux dans le sketch "Lolita". Au final, on retiendra surtout « Les infidèles anonymes », « La Question » et « Lolita ».

Note: 
Critique: Goupil



On vous laisse sur une touche de politiquement incorrect : les affiches qui furent interdites par le CSA: 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire