mercredi 1 mai 2013

Jurassic Park 3D


Ne pas réveiller le chat qui dort... C'est ce que le milliardaire John Hammond aurait dû se rappeler avant de se lancer dans le "clonage" de dinosaures. C'est à partir d'une goutte de sang absorbée par un moustique fossilisé que John Hammond et son équipe ont réussi à faire renaître une dizaine d'espèces de dinosaures. Il s'apprête maintenant avec la complicité du docteur Alan Grant, paléontologue de renom, et de son amie Ellie, à ouvrir le plus grand parc à thème du monde. Mais c'était sans compter la cupidité et la malveillance de l'informaticien Dennis Nedry, et éventuellement des dinosaures, seuls maîtres sur l'île...




Depuis le premier jour du mois de mai, les dinos sont de retour en salle en 3D pour célébrer le vingtième anniversaire de la sortie au cinéma de «Jurassic Park». Nous l’avons (re)vu et, entre nous, c’est immanquable!

Difficile d’essayer d’être objectif avec un film-souvenir qui remonte à l’enfance comme une madeleine de Proust. Première souvenance d’une expérience cinématographique extraordinaire, Jurassic Park est, selon votre humble serviteur, un chef-d’œuvre inégalé dans le genre fantastique. Un long-métrage d’aventure où tout est au superlatif. Bref, un must see!

Spielberg et ILM (Industrial Light & Magic) ont révolutionné les effets spéciaux en rendant, pour la première fois, des monstres crédibles et surtout réalistes à l’écran. L’équipe technique de feu Stan Winston, génie de l’animatronique, ne s’est pas contentée de fabriquer et d’animer des dinosaures, elle les a carrément ressuscités! Avec les années, les effets visuels n’ont pas pris une ride, preuve de la qualité irréprochable de ceux-ci.

La mise en scène est hénaurme! Jouant sur le mystère dans la première partie du film, le réalisateur passe progressivement de l’émerveillement à la terreur. Jurassic Park est un vrai film d’angoisse, un vrai film de monstre avec une tripotée de scènes cultes (la première attaque du tyrannosaure, la projection de venin du dilophosaure, les vélociraptors dans la cuisine etc.).

Si Spielberg prend son projet très au sérieux, il n’oublie pas d’y injecter une dose particulièrement savoureuse d’humour grâce à cette rock star de Ian Malcom, pourvoyeur de répliques cultes. Enfin, certains plans resteront à jamais marqués dans la mémoire collective des cinéphiles: l’arrivée sur l’île en hélicoptère, le verre d’eau qui tremble, le T-rex dans le rétroviseur de la jeep…

Pour donner un souffle épique au métrage et accroître cette plongée dans «l’effroyable merveilleux», John Williams a composé un score extraordinaire avec plusieurs thèmes connus de tous. Pour votre scribe préféré, la meilleure bande originale de film qui soit. «Welcome to Jurassic Park», une perle jamais égalée!

Outre l’histoire incroyable mais scientifiquement acceptable pour le commun des mortels du regretté Michael Crichton, c’est le casting d’inconnus qui participe en grande partie à la réussite de JP. Des personnages parfaitement esquissés et joués à l'unisson par des gueules de cinéma à jamais rattachées à l’univers du film: Sam Neil, Jeff Goldblum, Laura Dern, Wayne Knight, Bob Peck, Richard Attenborough, Samuel L. Jackson. Même la distribution des enfants est impeccable. Tous nous font croire à ce récit ébouriffant.

Réalisation, scénario, interprétation, effets-spéciaux, musique, son, décor, rien n’est à jeter. Jurassic Park est un «masterpiece»! Quant à la trois dimensions, force est de constater qu’elle est bonne. Et, pour votre gouverne, ce n’est pas un défenseur acharné du tridimensionnel qui l’écrit. Ici, on sent que le temps et le budget ont été des paramètres essentiels dans la conversion du film. Même gonflé en 3D, ses détracteurs devraient se plaire sans trop ronchonner. Cette technique renforce un chouia l’aspect immersif du film qui, soit dit en passant, n’avait pas besoin de ce gimmick pour capter l’attention du spectateur. Quoi qu’il en soit, allez le voir!

Note: ★★★★★
Critique: Professeur Grant

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