mercredi 27 novembre 2013

The Way, Way Back



Pour Duncan, jeune garçon renfermé et mal dans sa peau, l’été ne s’annonçait pas terrible, coincé entre sa mère, Pam, le compagnon très autoritaire de celle-ci, Trent, et sa fille Steph. Mais heureusement, il y a aussi Owen, le directeur du parc de loisirs Water Wizz. Grâce à son amitié pleine de surprises et de spontanéité, Duncan va peu à peu s’ouvrir aux autres. Cet été-là, Duncan ne l’oubliera jamais…






Avec une sortie limitée à trois villes du royaume et seulement quatre cinémas, autant dire que le distributeur n’a pas voulu parier un kopeck sur ‘The Way, Way Back’. Aucune promo n’a été lancée. Conséquence: nous étions quatre dans une salle de (précisément) 203 places le lendemain de sa sortie. Du coup, nous apprenons sans surprise que la majorité des séances a été abandonnée cette semaine. Nous sommes en droit de nous demander pourquoi le distributeur s’obstine à sortir le film s’il sait pertinemment que seul trois pelés et un tondu - nous en l’occurrence - feront le déplacement. Réponse: une furieuse envie de perdre du blé. Bah oui! Logique.

Qu’à cela ne tienne, ne boudons pas notre plaisir. Car le duo à l’origine du très bon scénario de ‘The Descendants’ avec Georges Clooney nous propose à nouveau une savoureuse dramédie avec son lot de personnages secondaires tordants. Si le coup de l’ado mal dans sa peau qui éprouve quelques difficultés à se situer dans sa famille, ici recomposée, n’est pas un thème neuf en soi, le traitement avec lequel les réalisateurs se sont penchés sur le sujet vaut le détour. Ce teen movie initiatique n’est pas original - voire même anecdotique - mais, au moins, il est sincère. L’humour détruit tout effet doucereux pour ne retenir que l’émotion, la vraie. Tout fonctionne à merveille dans ce feel-good movie touchant porté par un casting irréprochable (Toni Collette, Steve Carell, Maya Rudolph) où le toujours excellent Sam Rockwell et la jeune révélation Liam James brillent de mille feux.

Note:
Critique: Professeur Grant

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