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vendredi 19 septembre 2014

The Good Lie






L'histoire de ces quatre orphelins est inspirée de faits réels. Ils sont les seuls survivants d'une attaque de leur village, au Soudan du Sud, lors de la guerre civile de 1983. Ils parcourent près de mille kilomètres à pied pour rejoindre un camp de réfugiés des Nations Unies et survivre. Plus de 10 ans plus tard, au printemps 2001, ils sont tirés au sort pour émigrer vers les États Unis. C'est alors le début d'une nouvelle aventure extraordinaire, dans un monde inconnu et surprenant.







Tout débute en 1983. La guerre civile éclate au Soudan du Sud. Les villages sont rasés, les populations, assassinées. La terreur règne en maître, et les survivants tentent de se protéger dans un endroit moins dangereux. Lorsque Mamere (Arnold Oceng), Abital (Kuoth Wiel) et quelques autres enfants quittent leur village ravagé, ils prennent la direction de l'Ethiopie. En chemin, ils croisent des centaines d'autres réfugiés, dont Paul (Emmanuel Jal) et Jeremiah (Ger Duany). On leur conseille de se rendre au Kenya, car la situation en Ethiopie est la même qu'au Soudan : il y a des soldats partout.


     Après avoir parcouru plus de mille kilomètres à pied, les quatre orphelins arrivent dans un camp de réfugiés des Nations Unies. Et c'est là que l'angoissante attente commence : l'espoir de quitter le camp pour une vie meilleure est tout ce qui leur reste, mais cet espoir est mince. Malgré tout, en 2001, ils sont tirés au sort : ils partiront aux États-Unis au printemps. Et c'est à leur arrivée que la grande aventure commence.


     Tout d'abord, Mamere, Paul, Jeremiah et Abital sont soumis à un choc culturel important. Eux qui ne dormaient que sur des couches de paille à même le sol, trouvent ici des lits et des matelas confortables. Alors qu'au Soudan, une femme n'a que peu de chances de survivre si elle est seule, ils constatent que Carrie (Reese Witherspoon) -- qui est chargée de leur trouver un emploi -- n'a pas de mari et s'en sort très bien de cette manière. Eux qui ont toujours mangé avec les doigts, se retrouvent face à une multitude de couverts. Et lorsqu'on leur demande d'où viennent leurs cicatrices, ils racontent une rencontre avec un lion ou un scorpion, et se heurtent à l'incrédulité de leurs interlocuteurs.


     Malgré la situation parfois dramatique, on rit de bon cœur face aux différences culturelles : ce qui est normal ailleurs est mal vu dans le monde occidental, et vice-versa. Les "enfants perdus du Soudan" ("lost boys of Soudan") se reconstruisent petit à petit, sans oublier d'où ils viennent.

     Les émotions sont vives, réelles et elles traversent l'écran : la salle frissonne, rit ou pleure. Le film est porté par l'Histoire, par les rencontres entre deux cultures que tout semble opposer, et par la solidarité dont font preuve les personnages.

     La petite anecdote qui enrichit encore le film : les acteurs sont eux-mêmes Soudanais, anciens enfants-soldats ou immigrés.

     Récompensé du Prix du Jury au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2014, The Good Lie est l'un de ces films dont on ne peut se priver.

Note :
Critique : Choupette

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