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mercredi 5 novembre 2014

Pride


Eté 1984 - Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d'activistes gay et lesbien décide de récolter de l'argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l'Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d'activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d'un minibus pour aller remettre l'argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l'histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s'unissent pour défendre la même cause.




 
Plus qu'un feelgood hit, 'Pride' est un film bien ficelé traitant d'un sujet sérieux. Il est ici question de la fermeture des mines sous Thatcher (160 fermées sous le règne de la dame de fer). Les décisions prises par Thatcher voient le futur du bassin industriel de Grande-Bretagne s'assombrir. Plus qu'une histoire de lutte sociale, le film établit un parallèle entre deux minorités opprimées par le gouvernement. L'une pour des raisons économiques (les mineurs), l'autre pour les raisons morales de l'époque (les homosexuels).

"When you're in a battle against an enemy so much bigger and stronger than you, to find out you have a friend you never knew existed is the best feeling in the world, (...)".

Cette citation, extraite du film, résume bien le propos de 'Pride' :

« Quand on se trouve confronté à un ennemi tellement plus grand et plus fort que soi, savoir que l'on a un ami dont on ignorait jusqu'ici l'existence est le meilleur sentiment au monde, (...)».

Trop gentillet ? Assurément ! Mais en même temps, on ne va pas se gâcher le plaisir. Les incompréhensions entre les deux communautés sont légion et assurent des scènes à l'humour potache. Avec 'Queen', 'Soft Cell', 'Frankie Goes to Hollywood', 'Pet Shop Boys' et d'autres, 'Pride' peut s’enorgueillir d'avoir une BO eighties qui en balance du tonnerre.

Pour ce film, Matthew Warchus – réalisateur peu connu et plutôt habitué aux planches - ne met pas de côté certains aspects moins réjouissants liés à cette histoire sur la tolérance et la libre expression des préférences sexuelles. Haine, incompréhensions, homophobie, épidémie du sida, tout est ici traité.

Niveau casting, nous ne sommes pas en reste : la petite dame mais Ô combien redoutable Imelda Staunton (« Dolores Umbridge » dans 'Harry Potter'), le grand Bill Nighy ('Love Actually', 'Good Morning England', 'Hot Fuzz', etc) et l'excellent Dominic West ('300', 'Chicago', etc) se partagent l'affiche. Ils sont secondés par de jeunes acteurs talentueux sur qui l'on devra désormais compter : Ben Schnetzer ('The Book Thief'), George MacKay ('Peter Pan' (2003), 'Defiance', etc) ainsi qu'Andrew Scott ('Locke', 'Jimmy's Hall').

Quelques anachronismes mis à part, le film se montre cohérent. Dommage que l'absence d'acteurs Gallois au casting fasse tache. C'est peut-être d'ailleurs la seule critique que l'on peut adresser à la comédie dramatique qu'est 'Pride'. Pour le reste, ce film n'est que PLAISIR ! 

Note: ★★★
Critique: Goupil

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