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mercredi 7 janvier 2015

Unbroken


L'incroyable destin du coureur olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis "Louie" Zamperini dont l'avion s'est écrasé en mer en 1942, tuant huit membres de l'équipage et laissant les trois rescapés sur un canot de sauvetage où deux d'entre eux survécurent 47 jours durant, avant d'être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre.




«Unbroken» conte le destin «bigger than life» de l’athlète olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis Zamperini, dit «Louie», dont l’avion s’est abîmé en mer en 1942. Un crash laissant trois rescapés sur un canot de sauvetage. Ils survécurent pendant 47 jours, avant d’être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre. Autrement dit, une histoire de lutte et de survie comme Hollywood les aime tant. Beaucoup de cinéastes s’y sont d’ailleurs cassés les dents. La pierre d’achoppement peut se synthétiser par la question suivante: comment résumer en un film une vie aussi remplie? That’s the question!

Angelina Jolie, coiffée de sa casquette de réalisatrice, ne s’est pas posée beaucoup de questions et a d’emblée demandé aux frères Coen, les futurs présidents du jury à Cannes, de plancher sur le sujet en prenant le bestseller biographique de Laura Hillenbrand comme matériau de base. Résultat: construit comme un triptyque sur le courage, le récit se divise en trois parties plus ou moins égales en durée: la vie dans un bombardier agrémenté de quelques flashbacks sur l’enfance du héros, la vie sur un canot de sauvetage et la vie dans un camp de prisonniers. Et c’est parti pour deux heures quart de métrage linéaire dans sa narration et académique dans sa réalisation. 

Et là se trouve le véritable ennui. Si l’Américaine se révèle douée pour narrer des histoires (son précédent et premier long métrage «In the Land of Blood and Honey» nous le prouvait déjà), celle-ci n’offre aucun point de vue sur les récits qu’on lui propose. Il manque à Angelina Jolie un véritable regard d’esthète ainsi que quelques bonnes idées de mise en scène pour en faire une œuvre majeure. Se reposant uniquement sur le savoir-faire de son équipe (incroyable boulot du chef op’ Roger Deakins, merveilleuse composition musicale d’Alexandre Desplat - encore lui! - et surtout brillantes interprétations de la part de Jack O’Connell et Domnhall Gleeson), Jolie manque en outre de distance par rapport à son sujet et tire finalement son hommage cinématographique vers l’hagiographie. 

Face à l’ampleur du sujet (des sujets!), on regrette que certaines parties ne soient pas plus approfondies. Peut-être le medium choisi ne convient-il tout simplement pas à une épopée aussi riche et incroyable? On n’ose imaginer ce que l’illustre chaîne de télévision payante américaine HBO aurait fait avec un format de série ou de téléfilm. Toutefois, pour un deuxième essai, la fille de Jon Voight s’en sort avec les honneurs. Emouvant, fascinant, captivant, ce biopic reste un spectacle de très bonne facture. 


Note:

Critique: Professeur Grant

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