Recherche

mercredi 5 août 2015

Mission: Impossible - Rogue Nation


L’équipe IMF (Impossible Mission Force) est dissoute et Ethan Hunt se retrouve désormais isolé, alors que le groupe doit affronter un réseau d’agents spéciaux particulièrement entraînés, le Syndicat.
Cette organisation sans scrupules est déterminée à mettre en place un nouvel ordre mondial à travers des attaques terroristes de plus en plus violentes. Ethan regroupe alors son équipe et fait alliance avec Ilsa Faust, agent britannique révoquée, dont les liens avec le Syndicat restent mystérieux.
Ils vont s’attaquer à la plus impossible des missions : éliminer le Syndicat.




Générique de fin. Logo de la Paramount. Les lumières s’allument dans la salle d’emblée moins obscure. Verdict? Bon, on ne va pas se mentir. On a super-méga-over-ultra-méchamment-kiffé cette nouvelle mission soi-disant impossible. Ouai, on connaît la chanson.






Là où la presse internationale s’est unanimement étonnée de la qualité de ce nouvel opus, nous, de notre côté, on a senti venir l’excellent film d’action. Pourquoi? Parce la production a mis toutes les chances de son côté. On s’explique. 



Fidèle au précepte inébranlable qui dicte que chaque volet doit être shooté par un cinéaste différent (fash-back chronologique: Brian De Palma, John Woo, J.J. Abrams, Brad Bird), le producteur Tom Cruise a engagé son nouveau poteau du moment, entendez le chevronné Christopher McQuarrie, pour surfer sur l’excellence de «Ghost Protocole», précédente mission réussie avec brio par le papa pixarien du «Géant de Fer», «Ratatouille» et des «Indestructibles». 



Pour le commun des mortels, ce patronyme n’évoque pas grand-chose. Pour le cinéphile croyant, c’est un peu l’ayatollah de l’art scénaristique. Titre décerné depuis son œuvre suprême livrée sans prévenir il y a pile-poil vingt ans: le cultissime «The Usual Suspects». Récemment, on lui doit aussi le récit malin et retors du sous-estimé «Edge of Tomorrow», déjà avec TomTom, ainsi que l’élégante mise en scène de «Jack Reacher», polar efficace passé inaperçu avec, on vous le donne en mille, ce bon vieux TomTom. 



Autrement dit, la production a déniché une pointure hors-norme qui manie aussi bien la plume du scénariste que la caméra du réalisateur. Son objectif: faire au moins aussi bien que Brad Bird qui avait placé la barre tellement haut en 2011 qu’on imaginait mal comment le prochain metteur en scène allait s’en sortir pour ne pas se sentir écrasé par le poids de l’héritage birdien. Qu’on se le dise, McQuarrie n’a eu cure de la gageure qui se dressait face à lui. 



L’Américain livre ainsi une histoire trépidante, habile et généreuse en rebondissements incroyables - pour ne pas dire impossibles – sans toutefois prendre le spectateur pour un sombre idiot. Ainsi, celui-ci réussit l’équilibre parfait entre des morceaux de bravoure hyper efficaces où l’on se surprend à retenir notre souffle (l’avion, l’opéra, le saut dans l’eau, la course-poursuite) et une trame narrative fluide et naturelle qui maintient un solide suspense du début à la fin: fausses pistes, faux-semblants, faux méchants… mais vrai plaisir cinématographique!



La vélocité de l’intrigue n’entrave en rien le dosage savant et minutieux d’humour et de moments plus posés qui laissent l’occasion aux acteurs, et notamment aux seconds rôles, d’épaissir leur personnage et d’ajouter, à cette fin, des nuances dans leur jeu. Si l’on apprécie le retour de figures connues de la saga (impeccables Ving Rhames, Simon Pegg et Jeremy Renner), on est ravi de faire la connaissance d’Alec Baldwin dans un rôle taillé sur mesure mais surtout d’une irréprochable Rebecca Ferguson, véritable kleptomane de scènes car cette dernière parvient, sur plusieurs séquences, à voler la vedette à Tom Cruise himself.



La Suédoise peut se réjouir d’avoir entre ses mains un scénario qui fait de son protagoniste bien plus qu’un simple faire-valoir féminin comme c’est souvent le cas dans les longs métrages d’espionnage. Suivez mon regard: les insipides James Bond girls. Son personnage fait avancer l’histoire parfois plus vite que le héros Ethan Hunt et devient très vite un élément clé, si pas central, de l’intrigue. Elle est, in fine, l’intérêt principal de ce récit. Et le spectateur machiste de se faire clouer le bec.



Manque plus qu’un peu d’émotion, ingrédient qui fait souvent défaut dans cette franchise, pour crier à la plus grande distinction. La recette est connue, éprouvée, éculée aussi, et pourtant, il est vrai, ce «Rogue Nation» parvient à surprendre. On lui décerne donc facilement - et de loin - le titre de meilleur blockbuster de la saison estivale. 



N’hésitez pas à vous rendre chez votre exploitant de salles préféré, vous aurez droit à un divertissement populaire de très haute voltige qui en met plein les mirettes et, en sus, place la barre toujours aussi haute dans le cahier des charges «Mission: Impossible». Pour finir, une question: quel cinéaste sera assez fou (talentueux?) pour reprendre le flambeau ? Les paris sont lancés.



Note: 
Critique: Professeur Grant


Un autre point de vue, celui de Stanley:


Cela fait une semaine que l'agent Ethan Hunt et son équipe sévissent dans les salles obscures. Doit-on pour autant se ruer à leur suite afin de contempler le résultat? OUI Oui Oui et on vous dit pourquoi !



Un nouveau Mission Impossible est un peu comme le beaujolais nouveau. Certains le célèbrent à chaque fois, et diront que l'on sait ce qu'on va trouver et qu'on y prendra beaucoup de plaisir.               D'autres, plus réservés, proclameront que ce n'est pas un événement en soi puisqu'il s'agit d'un énième film d'action. Un de plus ? Rien n'est moins sûr !



L'histoire bien que classique dans sa forme, poursuit directement la trame laissée par Mission impossible : protocole fantôme.
Ici, dans Rogue Nation, on apprend que notre équipe préférée poursuit les agissements du Syndicat : une organisation terroriste menée d'une main de maître par un ancien agent anglais désormais désavoué : Solomon Lane. Il est amusant de remarquer que le Syndicat était déjà évoqué dans la série de 1966. Mais passons !



Joué par Sean Harris, le grand méchant du film a été remarqué dans le film Prometheus, le préquel d’Alien. Sa prestation lui a assuré les considérations des producteurs et du réalisateur Christopher McQuarrie. Ce dernier a participé au film Jack Reacher (avec Tom Cruise dans le rôle titre justement!) Avec Tom, on aime tourner en famille !



Ce dernier a toujours émis le souhait que la licence des Mission Impossible ait à sa tête un réalisateur différent. Une façon de donner une couleur particulière à un genre qui se ressemble finalement toujours un peu..Mais revenons au film !



Très vite, nous retrouvons l'équipe de MI en proie à la tourmente. En effet, l'agence est désormais dissolue par une commission gouvernementale sous les accusations de la CIA.
A la tête de celle-ci, Monsieur Alec Baldwin - truculent comme à son habitude-. dans le rôle du directeur de la CIA, Alan Hunley.



Mais que reproche-t-on à ces spécialistes de l'infiltration et des explosions en tous genres  ? Et bien justement leurs méthodes! En effet, la CIA ne peut admettre les agissements de ces têtes brûlées pour qui la fin justifie pleinement les moyens ! Souvenez-vous de la destruction de Kremlin, rien que ça ! (Cf : Mission Impossible : protocole fantôme).



Dès lors, comment agir pour lutter contre le Syndicat en étant recherché et même pourchassé ? Seul, l'agent Ethan Hunt n'y arriverait pas..mais en équipe c'est différent !



L'agent Hunt pourra compter sur ses amis : Luther (Ving Rhames présent dans chaque épisode) ; William Brandt (très bon Jeremy Renner vu dans Jason Bourne : l'héritage) et le toujours amusant Simon Pegg qui aura enfin le droit de porter un masque ! Cette équipe ne serait pas complète si nous ne mentionnions pas Ilsa Faust, femme fatale qui aidera Ethan Hunt tout au long de sa mission. Dans ce rôle, la production a eu le génie (n'ayons pas peur des mots) de donner sa chance à Rebecca Ferguson. Remarquée pour son rôle d’Ergenia dans le film Hercule, elle tient véritablement tête (en talent, en poigne et en charisme) à Tom Cruise !
C'est bien simple, elle illumine et « dynamite » l'écran par sa seule présence ! Chaque séquence, chaque plan où on la voit est un ravissement pour les yeux. Elle ne joue pas, elle est une espionne! Tout (enfin..beaucoup) passe par son regard. Certains plans, pourtant rythmés, nous montrent une femme parfaitement entraînée à tuer, laisser pointer une sensibilité non feinte. Dans ces moments, votre rythme cardiaque pourrait d'ailleurs légèrement accélérer. Rebecca Ferguson n'y sera pas pour rien..
Tom Cruise confiera d'ailleurs : «J’avais vraiment très envie de faire entrer dans la danse un personnage féminin qui pourrait être l'égal de Hunt. Jusqu’à présent, les femmes n’ont eu qu’un rôle fonctionnel dans l’univers de l’IMF, mais avec Ilsa Faust, on a poussé le curseur un peu plus loin". Dieu merci ! L’actrice a déclaré être sujette à la claustrophobie et au vertige, avouez que c'est embêtant ! Et pourtant, en quelques semaines, elle saute du toit de l’Opéra de Vienne et nage en apnée avec le beau Tom. Chapeau bas.



Parlons d'ailleurs des cascades ! Que serait un Mission Impossible sans celles-ci ? Un film incomplet et finalement contre-nature à l'égard de ce qu'il promet. Du spectacle et un rythme haletant ; nous avons cela en stock !
Néanmoins, nous avons été surpris par la direction prise par le réalisateur. Comment surpasser l'action des films précédents ? Comment s'y prendre pour faire toujours différent mais mieux ? Le réalisateur, l'a bien compris..Ce n'est pas toujours possible .
Dans le cas présent, la solution retenue pour l'action a été de varier les situations. C'est ainsi que l'on voit Tom Cruise réaliser ses propres cascades. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à 53 ans, le bougre parait plus en forme qu'à ses 20 ans...
Aussi, c'est tout naturellement, et sans effets spéciaux que l'acteur s'accrochera à plus de 1500 mètres à un avion qui s'envole à une vitesse de 400km/h. Huit prises ont été nécessaires. Excusez du peu !
De plus, le film comporte une scène inédite dans la franchise, il s'agit d'une scène sous-marine pour lequel Tom a dû pratiquer l'apnée. Cette scène aurait été réalisée sans coupure.. A l'image de la forte tension qui nous prend viscéralement pendant toute la seconde moitié du long métrage ; l'objectif était de proposer une sensation nouvelle pour le spectateur.



Nous le disions, la tension ressentie présente le grand avantage, en plus de l'action et du rythme dominant, de mettre le spectateur dans tous ses états ! Vous n'en sortirez pas indemne et vous en redemanderez très probablement! C'est que, pendant 2h12, nous voyageons avec les protagonistes au Maroc, à Londres, à Vienne avec un certain plaisir!



Vous l'aurez compris, pour toutes ces raisons, et en attendant le prochain James Bond « Spectre », il s'agit assurément du meilleur film d'action de cet été. Celui-ci se veut respectueux du spectateur pas toujours choyé ces derniers temps. A bon entendeur...



« Votre mission, si toutefois vous l'acceptez, sera de foncer dans le cinéma de votre choix afin de profiter d'un spectacle de grande qualité ».



Note: 
Critique: Stanley

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire