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mercredi 16 mars 2016

Moonwalkers

Juillet 1969. Tom Kidman, l'un des meilleurs agents de la CIA de retour du Vietnam, est envoyé à Londres pour rencontrer Stanley Kubrick et doit le convaincre de filmer un faux alunissage au cas où la mission Apollo 11 échouerait. Kidman ne trouve pas Kubrick, mais il tombe sur Jonny, le manager raté d'un groupe de rock hippie. Jonny est le cauchemar de Kidman, mais il n'aura pas d'autres choix que de travailler avec lui, afin de mener à bien sa mission et... sauver leurs vies.

  


Autant l'annoncer d'entrée de jeu : 'Moonwalkers' ne plaira pas à tout le monde. Film français, en anglais et tourné en Belgique ; ce film zinzin ne ressemble à aucun autre. Pour mettre sur pied un pareil projet, nul doute qu'Antoine Bardou-Jacquet (à la réalisation) et Dean Craig (au scénario) soient partis dans les délires les plus foldingues ! Mission réussie ?

Rupert « Ron Weasley » Grint, Ron « Hellboy » Perlman (crédité dans 220 films) et Robert Sheehan ('The Road Within') forment le trio principal. À cette équipe boiteuse viennent s'ajouter les belges Tom Audenaert ('Hasta la vista') et Erika Sainte ('Elle ne pleure pas, elle chante'), ainsi que Kevin Bishop (William dans 'L'auberge espagnole').

Avec un savant mélange de trips hallucinogènes et de flashbacks du Nam, le film fait dans la pure folie. On n'avait pas vu cela depuis 'Death at a Funeral' sorti en 2007 (et dont le scénariste n'est autre que Dean Craig).
Les références pleuvent dans ce film qui allie décadence, « good vibes from the 60s », LSD et passages psychédéliques.
En plus du personnage se faisant passer pour Stanley Kubrick, on aperçoit un général qui ressemble étonnamment à celui de 'Dr. Strangelove'. D'autres références au réalisateur de '2001 : A Space Odyssey' sont à relever : la façade d'un squat de hippies façon 'A Clockwork Orange' ainsi qu'une table basse qui n'est pas sans rappeler celle du « Korova Milk Bar ».
Se faisant opposer habilement les stéréotypes de l'américain et de l'anglais, 'Moonwalkers' se paie un humour pince-sans-rire qui fera mouche grâce à un duo aussi déconcertant qu'efficient.

Carrément dément et étrangement fascinant, 'Moonwalkers' doit beaucoup à Ron Perlman – pas vraiment la figure du beau gosse si on se souvient de Salvatore dans 'The Name of the Rose' – qui tient ici un rôle plutôt chic. Arborant un costume sur mesure ou une chemise qui sent bon le « flower power », Ron Perlman, cette force tranquille, a la classe.

De par son duo surprenant et ses effets spéciaux crédibles, 'Moonwalkers' réussit son envol dans la sphère filmique. Envol quelques peu gâché par une violence graphique outrancière qui rendrait presque jaloux un Tarantino. En regardant 'Moonwalkers', on se dit que le réalisateur et le scénariste doivent tous deux être fans de Kubrick. L'univers de Guy Ritchie ne doit également pas être loin. Un petit pas pour le cinéma mais un grand pas pour la comédie !

Note : 
Critique : Goupil

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