mercredi 21 décembre 2016

Cigarettes et Chocolat Chaud



Denis Patar est un père aimant mais débordé qui se débat seul avec l’éducation de ses filles, Janine 13 ans et Mercredi 9 ans, deux boulots et une bonne dose de système D. Un soir Denis oublie, une fois de trop, Mercredi à la sortie de l’école. Une enquêtrice sociale passe alors le quotidien de la famille Patar à la loupe et oblige Denis à un « stage de parentalité ». Désormais les Patar vont devoir rentrer dans le rang…








En cette période de fêtes de fin d’année, accordez-vous des petits plaisirs d’hiver comme par exemple le tandem imparable « Cigarettes et chocolat chaud ». Film de Noël par excellence, ce premier (et réussi !) long métrage de Sophie Reine, césarisée pour son travail de monteuse sur le métrage « Le premier jour du reste de ta vie » de Rémi Bezançon, est un petit bijou de tendresse et de poésie.  En ces temps polaires à l’atmosphère glaciale, ce feel-good movie a tout ce qu’il faut pour réchauffer les cœurs.

Dans ce conte social inspiré de sa propre famille, la réalisatrice conte l’histoire d’un père veuf qui tente de joindre les deux bouts tout en garantissant une vie d’insouciance à ses filles, Janine, 13 ans, et Mercredi, 9 ans. Adepte du système D, ce dernier oublie, une fois de trop, sa cadette à la sortie de l’école. Une assistante sociale passe au crible le quotidien de la petite troupe et enjoint au paternel de suivre un « stage de parentalité ». Désormais, le trio va devoir rentrer dans le rang…

Un conseil : savourez sans retenue cette comédie à la fois tendre, barjo et rebelle. Teintée d’une douce folie libératrice, cette chronique euphorisante et sans temps mort dresse un portrait sensible d’une famille qui a fait de la marginalité une règle de vie. Entre rires et larmes, entre légèreté et gravité, la cinéaste signe un film sincère et émouvant, un brin convenu mais plein de fantaisie et toujours juste dans le ton. Et même si l’ensemble parait un peu naïf, le casting aura tôt fait de vous charmer.

L’occasion de retrouver le trop rare Gustave Kervern qu’on avait adoré dans la dernière fiction de Pierre Salvadori, « Dans la cour », avec Catherine Deneuve. Le Grolandais prête ici son allure de nounours marshmallow flanqué d’une trogne tristoune à ce père touchant de maladresse qui rêve d’un monde meilleur. A ses côtés, les jeunes pousses déchaînées Héloïse Dugas et Fanie Zanini ainsi que la convaincante Camille Cottin (vue précédemment dans l’excellente série Dix pour cent) nous embarquent d’emblée au cœur de cette famille dingo.

En un mot comme en cent, « Cigarettes et chocolat chaud » est une bouffée d’air irrésistible à consommer sans modération!

Note:

Critique: Professeur Grant

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