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samedi 13 janvier 2018

The Greatest Showman

L'histoire de P.T Barnum, un visionnaire parti de rien pour créer un spectacle devenu un phénomène planétaire.

 


“Attention mesdames et messieurs, dans un instant, [le spectacle] va commencer !” 
Quel spectacle me direz-vous ? Le concert de Michel Fugain à l’Olympia ? Nenni !

“The Greatest Showman” constitue-t-il un divertissement léger ou au contraire un 
spectacle féerique capable d’émouvoir le-la plus insensible des spectateur-trice-s ?

Projet rêvé de Hugh Jackman depuis 2009 (sa prestation aux Oscars cette année-là 
aidant), “The Greatest Showman” s'inscrit dans la lignée des grands classiques que 
sont “Mary Poppins”, “The Sound of Music”, “West Side Story” ou plus récemment 
encore “Les Misérables” ou encore “La La Land”.

Avec un bel anachronisme (la photo instantanée), une virée peu crédible à dos de 
Dumbo et une superlune peu réaliste, le jeune réalisateur nous rappelle qu’il n’en est 
encore qu’à ses débuts. James Mangold fut d’ailleurs dépêché par le studio pour aider
 le jeune cinéaste à parfaire l’ensemble.

Tout n’est pas à jeter puisque Jackman et sa bande de U-Men (Unique Men) assurent 
le spectacle et en envoient plein les mirettes ! Jackman connaît visiblement son sujet 
tant son interprétation est remarquable, et son implication, perceptible. Sur ce point, le 
casting entier est d’ailleurs à saluer. Les pirouettes (chapeau bas à la jeune Zendaya 
qui a assuré ses scènes de voltige) sont elles aussi admirables.

Là où Damien Chazelle dépoussiérait le genre d’une bien belle manière avec “La La 
Land”, Michael Gracey semble être assis entre deux tabourets de jongleur. Il nage à 
contre-courant et force ses personnages à pousser la chansonnette à tout bout de 
champ. Et dire que nous pensions cette époque révolue !

Si “The Greatest Showman” nous titille les rétines en se parant d'images attrayantes, 
ce cirque visuel rate quelque peu sa grande parade en cherchant à trop vouloir éblouir.
Le film devra dès lors se contenter d’un recoin distant dans notre mémoire de travail à 
défaut d’une place au chaud dans notre cœur. À voir pour se changer les idées.

Note : ★★
Critique : Goupil

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