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mardi 25 septembre 2018

The House with a Clock in its Walls



Cette aventure magique raconte le récit frissonnant de Lewis, 10 ans, lorsqu’il part vivre chez son oncle dans une vieille demeure dont les murs résonnent d’un mystérieux tic-tac. Mais lorsque Lewis réveille les morts accidentellement dans cette ville, en apparence tranquille, c’est tout un monde secret de mages et de sorcières qui vient la secouer.





I. Revival eighties

Actualité chargée pour Eli Roth cette année. Après avoir livré un remake correct de « Death Wish », vigilante movie avec Bruce Willis sorti au printemps dernier, le poulain de Quentin Tarantino signe son retour dans les salles obscures avec un… long métrage pour enfants et pré-adolescents. Oui, oui, vous lisez bien. Le réalisateur des deux premiers torture porn « Hostel », du thriller érotique « Knock Knock » et du cannibal movie « The Green Inferno » a répondu favorablement à une commande des studios Universal : mettre en boîte « The House with a Clock in Its Walls ». Au programme ? Un conte fantastique avec un chouïa d’effroi par-ci, l’un ou l’autre jump-scares par-là, beaucoup de magie pour en mettre plein les mirettes et un soupçon d’esprit Amblin, la fameuse société de Steven « E.T. » Spielberg, histoire de surfer sur le revival eighties qui touche actuellement de plein fouet la production télévisuelle (les plutôt sympas Stranger Things et Glow) et cinématographique (le remake au féminin de Ghostbusters ou le très franchouillard Stars 80). Le tout noyé dans une déferlante d’effets numériques pas toujours réussis.

II. Factotum

Si le métrage n’est pas un supplice à regarder en soi - il conviendra parfaitement à nos chères petites têtes blondes à l’esprit critique somme toute mesuré -, on déchante tout de même assez rapidement. Le cinéphile ne peut pas s’empêcher de se frotter les yeux et tiquer sur quelques partis pris discutables. Clairement, la direction artistique laisse à désirer. N’évoquons même pas les maquillages cheap, les décors en carton-pâte ou la musique omniprésente. Quant au scénario, nous avons droit à un récit pantouflard qui se contente de recycler une trame maintes fois vue sur le petit et le grand écran. Même du côté de la mise en scène, il n’y a pas grand-chose à signaler. Eli Roth semble muet. Muselé ? Ce dernier semble jouer les factotums. En pilotage automatique, il se contente de filmer assez platement cette historiette censée être extraordinaire. Dès lors, question : a-t-il eu les mains libres pour livrer sa vision ? Le film ne parvient jamais à décoller et encore moins à impressionner, se contentant juste d’être péniblement divertissant. C’est d’autant plus regrettable que Roth semblait être un choix judicieux pour dynamiter le cinéma fantastique pour mioches. On était en droit d’espérer quelque chose de moins lisse, d’un peu plus cracra, et même un chouïa dérangeant. Nenni.

III. Sans intérêt

In fine, l’ensemble est beaucoup trop sage que pour marquer les esprits. On a du mal à reconnaître sa patte dans cette « Prophétie de l’horloge » qui aura tôt fait de rejoindre le catalogue de séries B de Netflix. Quant au casting, il a beau se démener pour exister devant la caméra, cela ne fait que corroborer un fait : Eli Roth n’est définitivement pas un directeur d’acteurs. Tout le monde en fait des caisses : Jack Black, fidèle à lui-même, c’est-à-dire incontrôlable, Cate Blanchett ajoute cahin-caha du charme et du mystère tandis que Kyle McLachlan fait ce qu’il peut avec des prothèses grotesques. C’est sans intérêt, daté voire même ringard. Les kids méritent mieux. Autrement dit, passez votre chemin.

Note : 

Critique : Professeur Grant

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