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samedi 13 avril 2019

Unicorn Store

 

Une artiste fantaisiste ayant accepté un travail ingrat après avoir été renvoyée d'une école d'art décide de poursuivre son rêve ultime : adopter une licorne. 


« Unicorn Store » est une nouveauté qui se veut bougrement intrigante, et ce, pour deux raisons. Primo, alors qu’elle vient tout juste de ranger son costume de « Captain Marvel », Brie Larson se retrouve ici devant et derrière la caméra. Secundo, un certain Samuel L. Jackson est à l’affiche. Quel-le autre cinéaste peut se targuer d’avoir pu embaucher un acteur aussi célèbre et prolifique pour son directorial debut ?
Mais il ne suffit pas d’une bonne idée et d’une vedette (ou plutôt de deux) pour mettre tout le monde d’accord à la régie.

Troisième collaboration entre Samuel et Brie, le film s’annonçait plutôt prometteur. Oui, il y est bien question de licornes, d’art et de rêves. Cependant, après vision, le flou artistique plane pendant le générique. Kit souffre-t-elle du syndrome de Peter Pan ? Ou bien faut-il voir une personne neuroatypique cherchant, à sa manière, à s’intégrer à la société ? Enfin, est-elle une artiste qui, après quelques déconvenues, décide de changer de voie ? Si le film ne fera pas énormément de vagues, Brie Larson poursuit son petit bonhomme de chemin. Une échappée durant laquelle la jeune réalisatrice regarde en arrière et réalise le vœu de la petite fille qu’elle fut jadis.

Projet long de près de trois ans, « Unicorn Store » aurait gagné a être adapté par un réalisateur plus extravaguant et/ou expérimenté. Nous pensons à Tim Burton ou encore Michael Gondry. Le script de Samantha McIntyre n’étant visiblement pas un cadeau pour une réalisatrice peu chevronnée. Qu’importe si le propos du film vous parle ou non. Regarder « Unicorn Store » prouve que vous avez toujours une âme d’enfant.

Goupil
 

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