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mercredi 31 août 2022

Obi-Wan

 


Depuis le rachat de Lucasfilm par Disney, les fans de la première heure questionnent régulièrement les choix des pontes de la maison qui a enfantée Mickey. « Obi-Wan » mettra-t-il tout le monde d’accord ? 

 

 

« Obi-Wan » créé plus de problèmes qu’il n’en résout. Le postulat de départ était pourtant assez prometteur : narrer les quelques années séparant l’épisode III et l’épisode IV ; l’épisode sorti en 1977 par lequel tout à commencé.

Seulement, à trop vouloir « combler les blancs » dans l’ADN de la saga, les showrunners en oublient les fondamentaux. Conséquence : plusieurs répliques cultes perdent tout leur sens. Des répliques comme : « Il y a longtemps, vous avez servi mon père dans la guerre des Clones. Aidez-moi Obi-Wan Kenobi, vous êtes mon seul espoir. » Ou encore : « La dernière fois que nous nous sommes rencontrés, tu étais le maître et moi l’élève. » Ces répliquent n’ont désormais plus aucun sens.

Si le propos est discutable, le format l’est tout autant. Pourquoi proposer une série de huit épisodes souffrant d’incroyables longueurs en lieu et place d’un long-métrage bien rythmé ? Avec "Obi-Wan", Disney tente une « Marvelisation » de la saga imaginée par George Lucas. 

Côté technique, le cadrage est atroce dans les quelques scènes de combat qui sont ruinées par l'utilisation d'une caméra à l'épaule. Pire, les effets spéciaux sont franchement discutables et mettent à mal notre suspension consentie de l’incrédulité. De plus, on prend un malin plaisir à dénombrer les nombreuses incohérences.

Tout n’est cependant pas à jeter dans cette série. À commencer par le casting. Ewan McGregor est splendide, comme à l’accoutumée. Hayden Chrystensen fait son grand retour après être tombé temporairement dans l'oubli. La direction artistique offre quant à elle beaucoup de plans soignés.

« Obi-Wan » est peut-être plus à conseiller aux millenials et autres jeunes fans qui ne jurent que par la prélogie. Les plus nostalgiques se diront que la série peine à soutenir la comparaison avec la trilogie originale. 


Goupil

 

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