dimanche 3 juin 2012

Dark Shadows

En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant.
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…



Un Burton, c’est toujours un événement. C’est donc le plus naturellement du monde qu’on se dirige vers les salles obscures. Instinctivement, on sait que ce sera bon. Si Dark Shadows est un agréable divertissement, on ne peut malheureusement pas faire l’impasse sur une série de déceptions. Le prologue, un peu laborieux, déçoit. Tout comme le final se montre très peu inspiré. Si l’affrontement entre le vampire et la sorcière est tout bonnement délectable, certains seconds rôles, eux, passent à la trappe. A l’instar des enfants. Leurs scènes sont ratées et les enjeux liés à leur personnage, mal exploités. Burton ne tire pas parti du potentiel de ses acteurs. Le récit, trop coloré et lumineux pour correspondre à un véritable conte fantastique, aurait gagné en intérêt s’il avait été plus sombre, plus fouillé et décalé à l’image d’un Beetlejuice par exemple. Le réalisateur n’arrivant toujours pas à se défaire de ses obligations «grand public» pour le plus grand malheur des cinéphiles (et le plus grand bonheur des financiers). Quant à Depp, il recycle (de nouveau!) son jeu du protagoniste extravagant, pétulant et déphasé. Barnabas étant un cousin pas si lointain de Jack Sparrow, Willy Wonka et le Chapelier Fou. Un registre qui lasse à force de répéter la même prestation. 
Bref, Dark Shadows est un Burton mineur qui manque terriblement de surprises. Reste qu’un Burton mineur est un film majeur au regard des autres sorties.

Note: 
Critique: Professeur Grant 

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