mercredi 27 juin 2012

The Angel's Share

A Glasgow, Robbie, tout jeune père de famille, est constamment rattrapé par son passé de délinquant. Il croise la route de Rhino, Albert et la jeune Mo lorsque, comme eux, il échappe de justesse à la prison mais écope d’une peine de travaux d’intérêts généraux. Henri, l’éducateur qu’on leur a assigné, devient alors leur nouveau mentor en les initiant secrètement… à l’art du whisky ! De distilleries en séances de dégustation huppées, Robbie se découvre un réel talent de dégustateur, bientôt capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles, les plus chères. Avec ses trois compères, Robbie va-t-il se contenter de transformer ce don en arnaque - une étape de plus dans sa vie de petits délits et de violence ? Ou en avenir nouveau, plein de promesses ? Seuls les anges le savent… 


Marre de ces blockbusters où ça explose partout? Vous en avez assez de voir des superhéros voltiger dans tous les sens? Plein le/la… (à votre guise) de ses films d’animation sans idées? Envie d’autres choses? De long-métrage à taille humaine? The Angel’s Share est fait pour vous. Cette comédie sociale à forte dose d’humour british a quelque peu du mal à se montrer face aux géants hollywoodiens qui
 prennent toute la place à l’avant-plan. C’est que les budgets marketing sont un brin disproportionnés. Et c’est dommage car, pour sa nouvelle fiction, Ken Loach réussit un coup de poker. Un divertissement truculent et intelligent. L’histoire d’une bande de pieds nickelés qui écope d’une peine de travaux d’intérêt général et qui, lors d’une visite d’une distillerie, n’a d’autres idées que de dérober un malt unique au monde qui sera vendu aux enchères. Voler aux nantis pour redistribuer aux laissés-pour-compte comme la figure nationale de Robin des Bois? Nenni! Pour leur propre compte pensez-vous! Le réalisateur britannique manie ici le rire et les larmes avec une sensibilité qui prend directement au cœur et aux zygomatiques. Les comédiens, pour la plupart inconnus, sont criants de justesses et sortent des dialogues précieux. Loach n’a assurément pas volé son prix du jury sur la Croisette cette année, quoiqu’en dise la critique internationale! No Rules, Great Loach!

Note : 
Critique: Professeur Grant

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