mercredi 20 mars 2013

Cloud Atlas

À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié.






Aussi impossible à pitcher que périlleux à critiquer, Cloud Atlas est une œuvre atypique dans le paysage cinématographique actuel. Avec six histoires qui traversent les siècles, le trio formé par les Washowski (The Matrix) et Tom Tykwer (The International) n’a pas choisi la facilité. Et pourtant, dans ce fourbi scénaristique, dans ce méli-mélo narratif, on y retrouve un fil rouge, une cohérence, une véritable alchimie qui forme un tout crédible. Si du moins on accepte la vision fantasmée de l’avenir. Dense, audacieux, complexe, dément, riche Cloud Atlas est un film somme grisant et addictif qui fascine autant qu’il désarçonne. Quant à la direction artistique, c’est l’exploit. Un véritable travail d’orfèvre! Marier autant d’univers tout en restant harmonieux était une gageure à affronter quotidiennement sur les divers tournages. Les styles capiteux des Washowski et de Tykwer s’unissent de sublime manière. La grande qualité de cette fable philosophico-métaphysique réside plus particulièrement dans la maîtrise virtuose du montage. Il n’est jamais brusque et se montre précis dans les transitions. Les histoires et les genres cinématographiques (une mosaïque de styles différents: comédie, drame, science-fiction, polar, historique…) s’agrègent sans fausse-note atteignant une harmonie indiscutable. A l’heure où Hollywood s’enfonce dans les remakes et suites faciles à produire, il faut louer l’audace voire la démesure d’un tel projet. En définitive, Cloud Atlas se démarque de tout ce que l'on a pu voir jusqu'à présent et fait de la projection une véritable expérience cinématographique inédite. Au long de 2h45 de chassés-croisés temporels, on ne s’y ennuie pour ainsi dire jamais. A voir au cinéma!

Note: ★★★
Critique: Professeur Grant

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