mercredi 23 octobre 2013

Moroccan Gigolos


Bruxelles, 2013. Ils sont trois; trois amis d'enfance: Samir, Nicolas et Dédé. Ils sont sympas, mais indisciplinés. Incapables de garder un job.
Leur rêve serait d'ouvrir un snack au cœur de la capitale. Et pourquoi pas en face d'une école? C'est un super plan!
Pour ne pas louper l'opportunité qu'on leur présente, ils placent toutes leurs économies dans l'affaire. Un acompte non remboursable. À charge pour eux de trouver le reste en un mois. Mais le reste, c'est beaucoup d'argent, surtout quand on n'a pas de boulot.
Alors qu'ils sont sur le point de jeter l'éponge, leur voiture est harponnée par le véhicule d'une jolie bourgeoise d'âge mûr. Ils sont en tort, c'est la cata. Mais la dame, totalement déboussolée est incapable de remplir le constat. Elle demande à Samir de la raccompagner, lui promet d'accomplir les formalités chez elle.
Lorsque Samir rejoint ses amis avec le constat rédigé à leur avantage et deux cents euros en poche, leur vie bascule. Samir a beau répéter "j'suis pas une pute, les gars", Dédé vient de trouver l'idée géniale qui va les sauver : créer une agence de gigolos. Avec un nom qui flashe : les Morrocan Gigolos.



C'est bon, c'est belge. Quatre ans après «Les Barons», une nouvelle comédie bruxelloise aux accents multiculturels sort dans les salles obscures le 23 octobre prochain: Moroccan Gigolos. Les protagonistes du film? Les 3B. Entendez un Black, un Blanc, un Beur. Ce trio de bras cassés se lance dans la prostitution masculine afin de financer leur projet de snack. Derrière ce pitch rocambolesque, Ismaël Saïdi. A 37 ans, ce cinéphile sort son premier long-métrage avec pour mot d’ordre: la rigolade.

Disons-le tout de go, Moroccan Gigolos n’a d’autre prétention que celle de faire rire. Et à ce niveau-là, le spectateur est servi. Dialogues ciselés et situations rocambolesques s’enchaînent dans ce premier long-métrage signé Ismaël Saïdi. Si l’histoire est convenue et le scénario cousu de fil blanc, il faut reconnaître au réalisateur schaerbeekois un certain sens du rythme, essentiel lorsque l’on entreprend l’exercice périlleux de la comédie. Servi par un casting irréprochable, Moroccan Gigolos s’affiche comme un agréable divertissement qui déride et réchauffe les cœurs à l’arrivée des premiers frissons automnaux.

Note:
Critique: Professeur Grant

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