mercredi 11 septembre 2013

White House Down


Membre de la police du Capitole, John Cale vient de se voir refuser le job dont il rêvait : assurer la protection du président des États-Unis. Espérant éviter à sa fille une déception lorsqu’il lui apprendra la nouvelle, il l’emmène visiter la Maison-Blanche. C’est à ce moment qu’un groupe paramilitaire lourdement armé attaque le bâtiment. Alors que le gouvernement américain sombre dans le chaos, Cale va tenter de sauver sa fille, le président, et le pays tout entier…





Pour faire bref, White House Down est le meilleur Die Hard des années 2000. A ceci près que le film n’a rien à voir avec la franchise de Bruce Willis. Et pourtant, cette série b à la limite de la parodie récupère quasi tout ce qui a fait naguère le charme de cette saga. Action débridée et humour au second degré pour dérider tout spectateur incrédule. Même l’histoire reprend le canevas narratif des aventures de John Mc Lane: un agent des forces de l’ordre à la situation familiale un peu compliquée se retrouve au mauvais endroit, au mauvais moment et se doit de sauver le monde ou presque. 

Etrange aussi de voir la ressemblance entre les patronymes des héros: John Cale alias Channing Tatum et John Mc Lane aka Willis. Et que dire de ce petit débardeur blanc qui fait étrangement penser à celui de Bruce? Ne soyons pas dupe, White House Down, c’est «Die Hard à la Maison Blanche». 

A la barre de cet actionner décérébré, un chevronné passé maître dans l’art d’exploser le palais présidentiel… voire la planète toute entière: Roland Emmerich. Remis du four commercial que fut Anonymous, peut-être son meilleur film  à ce jour (!), l’Allemand à qui l’on doit également Independance Day, 2012 ou encore The Day After Tomorrow, se fait plaisir en mettant en boîte des pures séquences d’action bourrines où ça flingue à tout-va. Ce dernier déploie l'artillerie lourde pour réaliser un feu d’artifice qui ferait passer celui du 21 juillet pour une allumette. 

C’est rarement intelligent mais le tout est formellement bien orchestré et, entre nous, ça divertit sans trop de mal. Les deux heures du métrage file à toute allure grâce à un scénario généreux en rebondissements. Si l’on n’évite pas quelques sorties de route, le tout reste un agréable spectacle pyrotechnique. En somme, un plaisir coupable qui fleure bon les 90’s à consommer sans modération.

Note: ★★★
Critique: Professeur Grant

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