lundi 2 octobre 2017

Le Fidèle


Lorsque Gino rencontre Bénédicte, c’est la passion. Totale. Incandescente. Mais Gino a un secret. De ceux qui mettent votre vie et votre entourage en danger. Alors Gino et Bénédicte vont devoir se battre envers et contre tous, contre la raison et contre leurs propres failles pour pouvoir rester fidèles à leur amour.








Bibi & Gigi
Coup de projecteur sur le film événement de cet automne, « Le Fidèle », production 100% noir-jaune-rouge dans laquelle on y parle tant la langue de Molière que celle de Vondel. Pour son troisième long-métrage après les acclamés - à juste titre ! - « Rundskop » et « The Drop », le réalisateur belge Michaël R. Roskam nous plonge dans le milieu criminel bruxellois. L’histoire, en deux mots ? Lui, c’est Gigi, pour Gino, gentleman cambrioleur. Elle, c’est Bibi, pour Bénédicte, pilote de course ultra sexy. De leur première rencontre naît une belle histoire d’amour. De celles qui font poindre la passion. Mais très vite le feu ardent est troublé par les sombres secrets du gangster au grand cœur.
Bonnie & Clyde
Avec ses allures de « Bonnie & Clyde » des temps modernes, « Le Fidèle » a été pensé par son metteur en scène comme le second volet d’une trilogie criminelle entamée il y a cinq ans. « Chaque partie se fonde assez librement sur une période particulière de l’histoire du crime en Belgique. Pour « Rundskop », ma source d’inspiration était la mafia des hormones. Cette fois-ci, je me suis inspiré des célèbres gangs bruxellois et de l’univers de la course automobile, deux milieux où l’adrénaline coule à flots ».
Adèle & Matthias
Pour incarner Gigi, le diplômé de Sint-Lukas, académie des Beaux-Arts de Bruxelles, a immédiatement pensé à son complice de toujours Matthias Schoenaerts, lequel apparaissait déjà dans ses deux précédentes fictions. Et pour Bibi ? « Vu que tout le film se déroule dans un contexte criminel bruxellois où la langue véhiculaire est le français, je cherchais une comédienne francophone. J’imaginais Bibi plus vieille et plusieurs grands noms me sont venus à l’esprit. C’est alors que j’ai vu « La Vie d’Adèle » et quelque chose chez Adèle Exarchopoulos m’a vraiment plu. Je me suis alors rappelé que c’est moi qui écris cette histoire et qu’il n’y a pas de règles. J’ai donc tout simplement rajeuni Bibi ».
Ton & style
Pour habiller son métrage, le cinéaste a cherché à lui conférer une élégance, une ambiance quelque peu « glam ». « Je voulais que le film reflète un certain glamour. J’ai donc dit à mon directeur de la photographie que je voulais une sorte de « Riviera bruxelloise ». C’est contradictoire, mais l’histoire est une contradiction en soi et je voulais retrouver cette dualité dans le ton et le style. Mais en dépit de ce côté glamour, le début reflète une atmosphère plus crue, qui évolue tout au long de l’histoire ».
Maestria & asthénie
Choisi pour représenter la Belgique lors de la prochaine cérémonie des Oscars, « Le Fidèle » est à la fois un drame intimiste poignant et un polar sombre déroutant. Si on peut compter sur le savoir-faire de Michaël R. Roskam pour installer des ambiances glauques et terrifiantes, on regrette toutefois une certaine mollesse dans l’écriture. A trop vouloir prendre la tangente sur le canevas habituel des thrillers, le cinéaste en oublie complètement de raconter une histoire passionnante. Pis, le film allonge les deux heures dix ! Et l’ennui de s’installer chez le spectateur, incapable de sortir de son apathie.

Heureusement, l’interprétation sans faille de tous les comédiens empêche les paupières de se refermer totalement. A ce titre, le duo de charme incarné par le véritable couple de cinéma Matthias Schoenaerts/Adèle Exarchopoulos électrise la toile.
A découvrir sur les écrans belges à partir du mercredi 4 octobre prochain.

Note: 

Critique: Professeur Grant

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