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vendredi 20 septembre 2019

Deux moi

Rémy et Mélanie ont trente ans et vivent dans le même quartier à Paris. Elle multiplie les rendez-vous ratés sur les réseaux sociaux pendant qu'il peine à faire une rencontre. Tous les deux victimes de cette solitude des grandes villes, à l'époque hyper connectée où l'on pense pourtant que se rencontrer devrait être plus simple... Deux individus, deux parcours. Sans le savoir, ils empruntent deux routes qui les mèneront dans une même direction... celle d'une histoire amour ? 



Au commencement était l’auberge
Combien de fois peut-on croiser quelqu’un sans le rencontrer ? Parfois, le destin nous joue des tours. Et dans une grande ville comme Paris, deux personnes pratiquement voisines peuvent se croiser sans jamais se parler. Après le clap de fin de ce dernier Klaspisch, on se dit que le propriétaire de l’Auberge espagnole a encore de la ressource. Un gros travail a d'ailleurs été effectué sur le montage sonore pour mieux retranscrire la solitude des personnages principaux. 

Les individus d’abord, le couple après
Sensible, imprévisible, finement écrit, « Deux Moi » est une comédie romantique que personne n’attendait. François Civil (décidément, 2019 est vraiment son année) et Anna Girardot brillent derrière la caméra de Cédric Klaspisch. Civil a des allures de Romain Duris dans les premiers plans. Après quelques minutes, le talent de l’acteur nous aide à oublier l’acteur fétiche de Klaspisch. François Berléand et Camille Cottin jouent des psychothérapeutes aux méthodes bien distinctes. Ils vont accompagner ces deux trentenaires de la génération Facebook dans leur quête de l’autre et d’acceptation de soi.

Sans trop s’auto-référencer, le cinéaste insère quelques appréciables références à sa filmographie ici et là (on pense notamment au « Péril jeune »). Il s'accorde même un petit caméo lors d’une soirée de psys guindés. Pierre Niney tient quant à lui un rôle anecdotique qui relève plus de l'apparition.

Deux Moi en deux mots
Sincère, tendre, charmant, « Deux Moi » ne révolutionnera pas le cinéma français mais a cependant toutes les propriétés pour agir comme un efficace anti-dépresseur en ces temps moroses. La finesse d’écriture le fait sortir du lot des dernières comédies romantiques françaises souvent peu inspirées. Une fois la relation consommée, il sera par contre difficile de se replonger dans cette histoire à l’issue alors connue.

Notes :
Critique : Goupil

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