mardi 29 octobre 2019

The Mustang

Roman Coleman (Matthias Schoenaerts), détenu dans une prison rurale du Nevada qui tente d'échapper à son violent passé, est tenu de participer à un programme de réinsertion sociale. Repéré par un entraîneur chevronné (Bruce Dern) et aidé d'un codétenu et cavalier (Jason Mitchell), Roman est accepté dans la section d'entraînement sélectif des chevaux sauvages du programme. Là, il redécouvre sa propre humanité en tentant d'apprivoiser un mustang particulièrement tenace.





Basé sur un court-métrage (« The Rabbit », 2014) dans lequel une détenue de prison se voit confier un lapin, le premier film de Laure de Clermont-Tonnerre s’est vu sélectionner dans bon nombre de festivals. Après Sundance en janvier dernier, « The Mustang » était programmé dans notre plat pays à l’occasion de la 46e édition du Film Fest Ghent.

Un homme, un cheval
Inspiré d’un vrai programme de réinsertion, « The Mustang » est un film coup de poing. La présence au générique de l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (Robert Redford, ici en tant que producteur) ne fait que confirmer l'attrait de ce film. À cela viennent s’ajouter Bruce Dern et notre Matthias Schoenaerts national. Ce dernier est bluffant et semble être animé par la même rage au ventre que celle dont il faisait étalage dans « BullHead ». À noter que le détenu répondant au nom de Tom est joué par Thomas Smittle, ayant lui-même participé au programme. Sa présence à l’écran est un bel exemple de seconde chance et de réinsertion sociale. Bruce Dern est juste, comme à son habitude. 

L’homme qui ne murmurait à l’oreille de personne
Oubliez la figure du lonesome cowboy comme dans « The Rider ». Ici, la réalisatrice dresse un miroir entre un homme et un équidé qui se retrouvent tous deux entre quatre murs. L’un pour avoir commis un crime, l’autre pour la seule et unique raison de n'appartenir à personne. Pour Roman, il devra transcender son crime et établir un lien avec un animal jugé indomptable.

La somptueuse photographie de Ruben Impens rend justice aux paysages du Nevada. Certains plans semblent tout droit sortir d’un western.

Equus ferus caballus
Spirituel sans pour autant marcher sur les plates-bandes des productions Disney, « The Mustang » ne manque pas de souffle. Nonobstant ses qualités, il est fort à parier qu’il ne touche pas le grand public. La faute à une certaine noirceur dans son récit (univers carcéral oblige) et à un choix scénaristique discutable (une scène de trop). Il n’en reste pas moins un bon divertissement.

Note :
Critique : Goupil
 

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