jeudi 1 octobre 2020

Blackbird

 

Lily (Susan Sarandon) et son mari Paul (Sam Neill) décident de réunir enfants et petits-enfants pour un week-end un peu particulier dans leur maison de campagne. Atteinte d'une maladie dégénérative incurable, Lily décide de prendre son destin en main et fait le choix de l'euthanasie. Mais tout le monde dans la famille n’accepte pas cette décision...



Blackbird : la douloureuse question de l’euthanasie

Trois générations d’une même famille se retrouvent, le temps d’un week-end, dans leur maison de villégiature en bord de mer. Une réunion qui poursuit un objectif bien particulier : accompagner la mère atteinte d’une maladie dégénérative incurable dans ses derniers instants, celle-ci refusant de subir une fin de vie avilissante. Seulement, tout le monde n’accepte pas cette décision. Rancœur, règlements de compte, non-dits et autres secrets bien enfouis remontent finalement à la surface, mettant à l’épreuve les liens qui unissent les membres de cette famille, alors que le temps des adieux approche.

L’élégance de la pudeur

Sur le papier, « Blackbird », remake du film danois « Stille hjerte », remplit toutes les cases du mélodrame dégoulinant chargé d’épuiser vos réserves lacrymales à coups d’effets tire-larmes d’un pathétisme affecté. Et pourtant, ce métrage doux-amer évite soigneusement l’écueil du pathos appuyé. La pudeur du récit écrit par Christian Torpe, la mise en scène à fleur de peau signée Roger Michell (Nothing Hill) et la sobriété de la partition musicale composée par le violoncelliste Peter Gregson sont autant d’atouts qui permettent à cette fiction de ne pas sombrer dans le drame larmoyant. Mais, la grande réussite de cette production indépendante réside dans son casting de choix. Une distribution haut de gamme qui souligne avec justesse et sensibilité les différentes émotions traversées par les personnages.

Susan Sarandon, Kate Winslet et Mia Wasikowska crèvent l’écran

On ne l’écrira jamais assez, Susan Sarandon (la mère) est une grande dame de l’acting, du calibre d’une Meryl Streep par exemple. De même que les dignes descendantes Kate Winslet et Mia Wasikowska (les filles) forment ce qu’il y a de mieux dans l’héritage actuel de ces deux monstres sacrés du septième art. Quant à la gente masculine, elle est parfaitement représentée dans ce film avec les beaucoup trop rares Sam Neill (Alan Grant dans Jurassic Park) et Rainn Wilson (Dwight Schrute dans The Office). Tout ce beau monde concourt à rendre passionnant un scénario cousu de fil blanc et parvient à donner un supplément d’âme à un récit aux ficelles dramaturgiques bien trop apparentes qui empile sans finesse les situations convenues et les moments attendus.

Note : 

Critique : Professeur Grant

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