I Swear

 


Drôle, honnête et profondément humain, I Swear raconte l'histoire vraie et inspirante de John Davidson, un pionnier dont l'honnêteté et l'humour ont aidé le monde à mieux comprendre ce que signifie vivre avec le syndrome de Gilles de la Tourette.





 

Histoire d’un courage personnel hors norme, ‘I Swear’ semble être un biopic audacieux. Est-ce vraiment le cas ?


Dans la peau de John Davidson, Robert Aramayo est tantôt vulnérable, tantôt innarrêtable. L’acteur vu dans la série ‘The Rings of Power’ (Elrond) ou plus tôt dans ‘Game of Thrones’ (le jeune Ned Stark) travaille ici en tandem avec l’adolescent Scott Ellis Watson (John Davidson enfant) pour faire en sorte que le personnage ne soit pas seulement défini par ses tics. Cela donne une performance authentique et intrépide qui lui a valu le Bafta du meilleur acteur.


Fait avec passion et humour, ‘I Swear’ est un film réconfortant – dans la lignée de ‘Coda’ ou encore ‘Forrest Gump’ – nous rappelant à quel point la société a besoin d’empathie. Kirk Jones, le cinéaste derrière ‘Nanny McPhee’, souligne aussi l’importance de l’entraide dans une même communauté. Comme le dit le proverbe, « it takes a village to raise a child » (NDLR: Il faut tout un village pour élever un enfant). Son scénario drôle et sa visée instructive font en sorte de transformer cet essai en victoire. En outre, on a droit à de très beaux plans nous permettant d'admirer les paysages d’Écosse sur fond de britpop. Que demander de plus ?


Dans des mains moins capables, John Davidson ressemblerait à une grossière caricature, mais grâce à Robert Aramayo, il parvient à apporter un réalisme aux tics moteurs mais aussi vocaux causés par le syndrome de Gilles de la Tourette. Le juste dosage entre humour et compassion fonctionne parfaitement, faisant de ce long-métrage une œuvre de vulgarisation réussie pour ce trouble neurologique.



Note :

Critique : Goupil

 

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