mercredi 26 février 2014

The Lego Movie



Emmet est un petit personnage banal et conventionnel que l'on prend par erreur pour un être extraordinaire, capable de sauver le monde. Il se retrouve entraîné, parmi d'autres, dans un périple des plus mouvementés, dans le but de mettre hors d'état de nuire un redoutable despote. Mais le pauvre Emmet n'est absolument pas prêt à relever un tel défi!






Déjanté, inventif, audacieux, transgressif, enlevé, désordonné, inattendu, euphorisant, parodique, facétieux, acidulé, survolté… Bref, exaltant! «The Lego Movie», c’est tout ça à la fois. Soit un joyeux bric-à-brac mené tambour battant avec une ribambelle de références à la culture populaire.

Avec des gags tous azimuts et une kyrielle d’idées truculentes réparties toutes les dix secondes, les deux génies de l’animation que sont Phil Lord et Chris Miller (21 et bientôt 22 Jump Street avec Channing Tatum et Jonah Hill) ont concocté un véritable hymne à l’imagination débridée et débordante. Leur créativité est sans limite.

En sus, un formidable esprit d’autodérision plane sur cette fiction centrée autour des petits personnages jaunes. L’irrévérence des dialogues et le choix d’un comique de situation ravageur sauront vous arracher quelques fous rires.

Visuellement, c’est bluffant. Le côté volontairement déstructuré de la technique du stop motion va de paire avec la construction brique par brique d’un enfant qui jouerait aux Lego. Et la mise en abîme de fin se révèle astucieuse.

Cela dit, «La Grande Aventure Lego» n’est pas exempt de tout défaut. A trop vouloir partir dans tous les sens, à trop vouloir donner du rythme à cette histoire, à trop vouloir enchaîner les délires visuels, les réalisateurs se perdent et assomment les spectateurs, las de voir autant d’énergie se déployer à l’écran.

C’est rare de devoir l’écrire mais le métrage pèche par trop d’enthousiasme. Comme sur leur précédent film d’animation «Tempête de boulettes géantes», le duo Phil Lord et Chris Miller a du mal à trouver le bon équilibre entre histoire, émotion, vanne et rythme. Le tandem se contentant uniquement des deux derniers éléments.

Note:
Critique: Professeur Grant

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