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vendredi 5 juin 2015

V.O., où te caches-tu, mon amour ?

Pour mille et une raisons, j’aime la V.O. de tout mon cœur. Parallèlement à cet amour débordant, j’ai développé une irritation profonde pour les mauvais doublages en français. (Car oui, je reconnais qu’un paquet de films anglophones ont été dotés d’un excellent doublage francophone, notamment la saga de « L’arme fatale », « Retour vers le futur », ou encore le doubleur francophone de Ian Malcolm dans « Jurassic Park » qui est excellent.)

 

 

Voici pour "L'Arme fatale".

J’ajouterai ici que la V.O. est extrêmement bénéfique pour le cerveau, pour l’apprentissage des langues, et pour l’ouverture aux autres cultures (car langue et culture sont intimement liées).


Cela peut sembler anecdotique, pourtant, il y a quelques mois, sans même regarder l’écran de la TV qui déversait son lot de divertissements, annonces et autres publicités, j’ai pu identifier une bande-annonce comme étant celle d’un film anglophone doublé. Ce n’est pas une question de super-pouvoirs (I wish, pourtant, si vous saviez...), mais plutôt de sensibilité auditive à la qualité de jeu des acteur.trice.s et à l’utilisation d’un tas d’expressions idiomatiques.

 

 


Par ici pour l’explication :

Un.e acteur.trice qui joue « juste » aura une intonation naturelle et vivra, dans une certaine mesure, les émotions portées face caméra. Ma sensibilité me permet de détecter, dans beaucoup de cas (pas partout, vous voyez, c’est pas vraiment un super-pouvoir), la véracité des émotions. Quelqu’un qui joue la colère mais ne la vit pas, est grillé à mes oreilles. Oui, c’est quelque chose qui se sent (un peu comme la Force, hahaha).

 

Bien que j’admets que le doublage obéit à un tas de règles (le nouveau texte doit en effet, notamment, coller un minimum aux lèvres de l’acteur.trice à l’écran), je dois tout de même constater et clamer haut et fort qu’en 2015, à ma connaissance, plus personne ne lâche des expressions telles que « quel filou, ce type » ou autres « saperlipopette » sans une pointe d’ironie dans la voix. (Si je fais erreur, merci de me le signaler ;-) )


Tout ceci pour en venir au fait suivant : dans ma région profondément francophone et bien éloignée de tout cinéma bilingue, il est parfois ardu de trouver une V.O. du film que je souhaite visionner. Donc, bien souvent – et je ne les blâme pas – les ami.e.s tolérant.e.s face à la V.F. et/ou non-motivé.e.s par la V.O. ne sont pas prêt.e.s à rouler 50-60km pour voir en langue étrangère ce qui passe dans leur langue maternelle à 14km de la maison.


Je plaide donc pour que les complexes cinéma de plus de 6 salles diffusent en V.O. au moins quelques fois par semaine (et si possible avant la séance de 22h) (parce qu’à 22h j’ai besoin de mon sommeil réparateur) (oui je suis une marmotte) (oui je suis hors-sujet) les productions non-francophones à gros budget.

 

 

 De la VF dans un complexe de 12 salles.



Encore de la VF, dans un autre complexe..


Toute ma reconnaissance va aux « petits » cinémas qui diffusent des films d’auteurs en V.O., et où l’on a parfois la chance de découvrir une plus grosse production (BIG UP au ciné Le Parc à Charleroi ou au Plaza Art à Mons) (non, ce billet n’est pas sponsorisé).




 De la VO !!!



Encore de la VO ! <3 i="">


Et vous, où vous situez-vous par rapport à la V.O.? Quelle relation entretenez-vous avec elle ?


Dans mon prochain billet d’humeur, je vous parlerai de la qualité du pop-corn.


Choupette

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