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samedi 11 novembre 2017

The Bad Batch

Bannie au milieu d'un désert peuplé d'indésirables, une jeune femme tente de trouver sa place parmi les drogués et les cannibales.  

“The Bad Batch” peut se targuer d’avoir le casting le plus intéressant du moment. Jugez plutôt : Suki Waterhouse (l’ex-mannequin), Jason Momoa (Aquaman chez DC), Keanu “John Wick” Reeves, Jim Carrey (“Dumb and Dumber”) et Giovanni Ribisi (“Avatar”). “The Bad Batch” mérite-t-il d’être vu ?

Campant un ermite muet, Jim Carrey est méconnaissable dans ce rôle à contre-pied de ses performances artistiques habituelles. Il en va de même pour Keanu Reeves dans un rôle plutôt surprenant. Sans trop en dire, il vend du “rêve”. Giovanni Ribisi n’apparaît que dans quelques scènes qui tiennent malheureusement plus du caméo que du rôle à part entière.    

À l’instar de debut film de la réalisatrice - “A Girl Walks Home Alone At Night”, “The Bad Batch” n’est pas tant un film porté par un ensemble cast qu’un film centré sur une seule héroïne. C’est une des forces de son cinéma.

Si le premier film de la cinéaste était un long-métrage uber original avec un lot impressionnant de références cinématographiques et une réalisation léchée, “The Bad Batch” semble moins inspiré. Certe, le projet est lui aussi atypique. Mais nous ne retrouvons pas la même passion derrière la caméra. Le film a toutefois le mérite de ne pas chercher à copier le monde de George Miller. Ainsi, nous entrons dans un monde post-apocalyptique plus réaliste encore que celui du père de “Max Max”. C’est comme si les événements qui se déroulent dans le film pouvaient prendre place dans un futur pas si distant.

En parallèle à la trame principale, la réalisatrice adresse une critique sévère envers une société de (sur)consommation peu scrupuleuse. Elle en profite même pour décocher une flèche en direction des grands groupes qui font de l’exploitation humaine dans les pays en voie de développement un problème toujours pas résolu.

Avec cette histoire de vengeance et de rédemption, nous devinons les intentions de la réalisatrice de s’essayer à un cinéma de plus grande envergure. La réalisation plutôt réussie et le cadrage qui tend vers la perfection augurent du meilleur pour l’avenir de la réalisatrice.

Vous ne connaissez pas encore le cinéma de Ana Lily Amirpour ? Pourquoi ne pas le découvrir avec “A Girl Walks Home Alone At Night” ? “The Bad Batch” s’adresse quant à lui à des spectateur-trice-s à la recherche d’un croisement entre “Mad Max” et “Grave”. 

Goupil

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