mercredi 10 octobre 2012

Hope Springs



Kay et Arnold forment un couple fidèle depuis de longues années, mais Kay rêve de pimenter un peu leur vie et de resserrer les liens avec son mari. Lorsqu’elle entend parler d’un thérapeute spécialisé dans les problèmes conjugaux qui exerce dans la ville de Great Hope Springs, elle fait tout pour persuader son mari de prendre l’avion pour une semaine intense de thérapie de couple… Tout recommencer n’est pas évident, mais c’est loin d’être triste !




C'est clair qu'avec un casting aussi riche (Streep, Jones, Carell), "tous les espoirs sont permis" (titre vf du film) pour le spectateur. Une distribution au diapason de son sujet: la crise de la soixantaine et l’amour qui s’effrite au fil 
des années. Qu'on se le dise, les acteurs sont formidables. 2012, l'année Tommy Lee Jones? Après un troisième Men In Black foutrement bien foutu et une possible nomination à l'Oscar du meilleur second rôle pour le Lincoln de Steven Spielberg, si l'on en croit les critiques dithyrambiques d'outre-Atlantique, ce serait bien le cas pour cet immense comédien, très connu, certes, mais trop peu reconnu. 

Cependant, trois talents réunis ne suffisent pas pour pondre un chef d'œuvre, ni même un bon film d'ailleurs. Quel embarras de voir la méthode avec laquelle David Frankel construit son métrage. Dans sa forme téléfilm pourri du dimanche après-midi sur AB3, le réalisateur plombe son matériau et finit par anéantir l'intérêt du spectateur. Aucune construction dans sa fiction, juste l'accumulation de scènes agencées comme des sketchs. Laborieux. Très laborieux! Surtout que Hope Springs est parsemé de nombreux clichés sentimentaux. The Devil Wears Prada, son premier long, est définitivement une jolie erreur de parcours dans sa filmographie. La chance du débutant, dirons-nous. Attendez la sortie dvd/blu-ray ou son passage sur la petite lucarne pour découvrir cette relative déception.

Note: ★★
Critique: Professeur Grant

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