mercredi 20 février 2013

Les Misérables




Dans la France du 19e siècle, une histoire poignante de rêves brisés, d'amour malheureux, de passion, de sacrifice et de rédemption : l'affirmation intemporelle de la force inépuisable de l'âme humaine. 

Quand Jean Valjean promet à Fantine de sauver sa fille Cosette du destin tragique dont elle est elle-même victime, la vie du forçat et de la gamine va en être changée à tout jamais.




Ce n’était pas gagné et pourtant le film Les Misérables a bien gagné l’adhésion de votre humble serviteur. C’est que ce dernier exècre les comédies musicales. Un genre difficile, voire casse-gueule. Ses dernières tentatives furent désastreuses. Souvenez-vous de Mamma Mia! Un supplice pour les yeux et les esgourdes. Un navet sans nom qui fait tache dans la filmographie de Meryl Streep. 
Même les plus grands cinéastes se sont cassés les dents. Tim Burton et sa version chantée de Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street, n’avait de remarquable que son esthétique. En effet, on était resté de marbre face à la musique et aux chansons peu inspirées.
Tom Hooper, réalisateur de The King’s Speech, y va avec de gros sabots et signe une adaptation plutôt épique du chef d’œuvre de Victor Hugo. La scène d’introduction en met plein la vue et les oreilles. Pareil pour l’épilogue. Entre ces portes d’entrée et de sortie du métrage, le spectateur aura droit à cette fameuse histoire que tout le monde connaît. Une trame dépouillée qui passionne malgré tout. C’est la force du récit. 
Le metteur en scène est aidé dans son entreprise par une distribution formée de comédiens hors pair. Un casting aux petits oignons où on retiendra les performances oscarisables d’Anne Hathaway – qui a déjà un Golden Globe en poche – et Hugh Jackman (à l’aise dans ses costumes de forçats, père et maire), respectivement en Fantine et Jean Valjean. Certaines de leurs chansons foutent véritablement les boules.
Tiens, d’ailleurs, parlons chanson. Des compositions pompières en veux-tu en voilà dans cette version 2013 des Misérables. Pas une minute de répit, pas une ligne de dialogue, pas de temps mort. Tout, du début jusqu’à la fin, est chanté. Un pas de clerc! C’est que se coltiner durant 2h30 des chansons pas toutes réussies, c’est une sacrée épreuve. Même pour les plus mélomanes d’entre nous. 
Certaines sont formidables comme la présentation des Thénardier (couple délirant interprété par les inénarrables Sacha Baron Cohen et Helena Bonham Carter) et leur filouterie, d’autres sont inégales voire ratées à l’image des scènes de Cosette jeune femme. Si l’émotion transparait dans plusieurs séquences (notamment l’histoire de Fantine), le plaidoyer social, lui, est quelque peu aseptisé. On regrettera que le spectaculaire ait pris autant le dessus tout comme les bondieuseries dont on se serait bien passé! 

Note: ★★★
Critique: Professeur Grant

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