lundi 20 mai 2013

The Place Beyond The Pines



Cascadeur à moto, Luke est réputé pour son spectaculaire numéro du «globe de la mort». Quand son spectacle itinérant revient à Schenectady, dans l’État de New York, il découvre que Romina, avec qui il avait eu une aventure, vient de donner naissance à son fils… Pour subvenir aux besoins de ceux qui sont désormais sa famille, Luke quitte le spectacle et commet une série de braquages. Chaque fois, ses talents de pilote hors pair lui permettent de s’échapper. Mais Luke va bientôt croiser la route d’un policier ambitieux, Avery Cross, décidé à s’élever rapidement dans sa hiérarchie gangrenée par la corruption. Quinze ans plus tard, le fils de Luke et celui d’Avery se retrouvent face à face, hantés par un passé mystérieux dont ils sont loin de tout savoir…





Avec The Place Beyond The Pines, Derek Cianfrance confirme tout le bien qu’on pense de lui depuis Blue Valentine et s'impose définitivement comme un grand auteur contemporain. Ne tergiversons pas, son nouveau long métrage construit à la manière d'un triptyque est tout simplement un coup de maître! Pendant deux heures vingt, le réalisateur orchestre une saga familiale passionnante sise à mi-chemin entre le polar classieux et le mélodrame tragique.

Oubliez vos velléités de spectateur abreuvé aux films montés comme des clips speedés et formatés par des réalisateurs hyperkinétiques prêts à vous flanquer une crise d’épilepsie. Ici, le metteur en scène prend son temps pour raconter une histoire captivante que n’aurait pas renié James Gray (Two Lovers). Finement écrit, superbement joué, ingénieusement monté, The Place Beyond The Pines sent bon le cinéma à chaque plan.

Avec son style quasi documentaire et son ultra-réalisme acharné, le cinéaste accouche d’une fiction poignante aux émotions brutes et à l’atmosphère étrange qui en font d’emblée un classique du septième art. Son sens aiguisé de la direction d’acteurs mène Ryan Gosling (en mode Drive), Bradley Cooper (à contre-emploi) et la plantureuse Eva Mendes à des sommets. Tous accordent leurs violons pour jouer une même partition, celle de la sobriété. Sans hésiter, l’un des meilleurs films sortis depuis le début de l’année.

Note: ★★★★
Critique: Professeur Grant

2 commentaires:

  1. C'est le mois Ryan Gosling! :-) J'espère que 'Only God Forgives' se montrera aussi bon!

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  2. Les premières critiques évoquent une déconvenue!

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