mercredi 5 juin 2013

Star Trek Into Darkness

Alors que l'équipage de l'Enterprise rentre à sa base, il doit faire face à des forces terroristes impitoyables au sein même de leur organisation. Celles-ci ont fait exploser la flotte et tout ce qu'elle représente, plongeant notre monde dans un état de crise. 


Animé par une vengeance personnelle, le capitaine Kirk livre une véritable chasse à l'homme dans un monde en guerre pour capturer un homme qui est à lui seul une arme de destruction massive. 



Tandis que nos héros sont propulsés dans un jeu d'échec mortel, l'amour sera menacé, des amitiés seront brisées et des sacrifices devront être faits dans la seule famille qui reste à Kirk : son équipe.



« The needs of the many outweigh the needs of the one. »


J.J. Abrams parvient-il à redonner à la saga un souffle nouveau ou fait-il sombrer « l'enterprise » dans les confins de l'univers ? La réponse en 500 mots.

Là où la dernière trilogie 'Star Wars' a lamentablement échoué à renouer avec les charmes de la trilogie originale (1977-1983), 'Star Trek' est en passe de réaliser un tour de (la) force. N'en déplaise aux « Trekkies » (comprenez fans de 'Star Trek'), J.J. Abrams redore à nouveau le blason de cette saga imaginée par Gene Roddenberry. Diffusée pour la première fois en 1966 à la TV, la saga fît pâle figure à sa sortie dans les salles obscures en 1979 – soit deux ans après 'Star Wars IV: A New Hope'. Comparaison difficilement soutenable en dépit d'un budget trois fois plus important !

Qu'en est-il de cette nouvelle itération ? Pour un film d'action, 'Star Trek Into Darkness' bénéficie d'un excellent montage, même dans les scènes où les détails fourmillent à l'écran. Preuve en est que J.J. est orfèvre quant il s'agit de représenter des scènes d'actions ! Et quelles scènes d'actions ! À l'instar du dernier opus sorti en 2009, ce nouveau cru est sans conteste un grand cru. Dès le plan d'ouverture, le spectateur n'a littéralement pas le temps de s’asseoir et se retrouve contraint de monter à bord d'un vaisseau spatial en marche. Visible, audible, perceptible, le fun est au rendez-vous. En s'amusant, le réalisateur donne du fun par intraveineuse. L'autre force d'Abrams est de prendre le temps d'installer les scènes sans toutefois provoquer de temps morts. Cela fait de lui un conteur d'exception.

Au niveau psychologie des personnages, les fans ne sont aucunement en reste et l'on en apprend plus sur les personnages principaux. Ce qui est un gage de la qualité du scénario de cette suite. D'aucuns verront une analogie criante entre la poursuite du « bad guy » du film et la traque d'un célèbre terroriste afghan, d'autres y verront un délicieux popcorn movie comme on n'en voit que trop rarement. Le thème principal oppose habilement l'instinct et la logique, le pacifisme contre la barbarie. Avec trois scénaristes à ses services (dont Damon 'Lost' Lindelof), le réalisateur exploite les sensibilités de chacun pour donner de l'épaisseur au film.

Les acteurs sont crédibles et à l'aise dans des rôles qu'ils connaissent déjà. On saluera le quatuor en les personnes de Chris Pines ('This Means War'), Zachary Quinto ('Margin Call', '(S)ex List') Karl Urban ('Dredd', 'Bourne Supremacy') et Zoe 'Avatar' Saldana. On retrouve avec un plaisir non dissimulé John Cho ('Harold & Kumar', 'American Pie', etc), Anton Yelchin ('Like Crazy', 'Fright Night') et le drôlissime Simon Pegg ('Shaun of the dead', 'Hot Fuzz', 'Mi-4', etc). La palme à Benedict Cumberbatch ('Atonement', 'War Horse', 'The Hobbit', etc) – suggéré par Spielberg himself - qui incarne ici un remarquable méchant.

La 3D est fort sympathique bien que le film ait été tourné avec des caméras IMAX et puis converti en 3D en post-prod.

Avec 'Star Trek Into Darkness', J.J. Abrams confirme ses talents et prouve que le succès du reboot de 2009 n'était pas lié à la chance. Maîtrisant parfaitement l'univers des Trekkies, le réalisateur s'amuse même à distiller ici et là des références cultes ('Indiana Jones' pour le plan d'ouverture, 'Star Wars' pour le saut dans l'espace). Il accouche d'un OFNI qui fera encore de l'ombre aux productions de l'été. On attend avec impatience de voir ce que J.J. fera de 'Star Wars' en 2015 ! À voir pour les fans et néophytes !

Note : ★★★★
Critique : Goupil

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