vendredi 29 septembre 2017

L'Un dans l'Autre



Deux couples, Pierre et Aimée, et Eric et Pénélope, partagent tous les quatre plusieurs années d’amitié sans nuage. Seul souci, Pénélope et Pierre sont devenus amants… La situation devenant intenable, ils décident de rompre. Mais après une ultime nuit d’amour passionnée, le sort leur joue un tour : Pierre et Pénélope se réveillent chacun dans le corps de l’autre ! Pour protéger leur secret, ils se retrouvent chacun à devoir vivre la vie de l’autre. C’est le début des complications...








Il ne sert à rien de s’appesantir sur « L’Un dans l’Autre », tant ce que le film a à nous offrir se réduit comme peau de chagrin au fur et à mesure que l’intrigue avance. Comédie pantouflarde surjouée et téléfilmée, le nouveau long-métrage de Bruno Chiche (Barnie et ses petites contrariétés) souffre d’une écriture amorphe, véritable resucée d’une formule obsolète.

Le synopsis ? Du jour au lendemain, un couple d’amants se trouve dans une fâcheuse posture : Pierre et Pénélope se réveillent chacun dans le corps de l’autre. Pour protéger leur secret, ils doivent vivre la vie de l’autre. De quiproquos en coïncidences, de clichés en caricatures, le scénario se déroule de façon boulevardière, non sans une certaine facilité.

La mise en scène du Français aurait sans doute gagné à prendre plus de risques afin d’éviter une rythmique théâtrale quelque peu plan-plan. Heureusement, le tandem Stéphane De Groodt/Louise Bourgoin mais aussi la paire Pierre-François Martin-Laval (à contre-emploi)/Aure Atika amènent un brin de fantaisie et de tonicité à cette farce plutôt mollassonne. Certaines répliques forcent même le rire dans la salle obscure, situation malheureusement trop rare durant la projection.

Mais ne nous méprenons pas, la bande-annonce ne vend pas autre chose qu’une comédie légère au concept éculé n’ambitionnant rien d’autre que le divertissement rapide façon « sitôt vu, sitôt oublié ». Du cinéma fast-food, en somme. On rigole parfois, on sourit régulièrement, mais on se lasse souvent. Et le film ne fait qu’une heure vingt-cinq ! Bref, la pantalonnade idoine à caser en deuxième partie de soirée dominicale sur la grille horaire de TF1.

Si, malgré tout, cette critique vous a donné envie de vous rendre chez votre exploitant de salles préféré, nous vous en conjurons, abstenez-vous, et gardez précieusement vos petits deniers. Pourquoi ? Pour profiter de l’une des meilleures comédies de l’année, « Le Sens de la Fête », véritable petit bijou de drôlerie confectionné par ces artisans du rire que sont Eric Toledano et Olivier Nakache, auteurs de petites pépites telles que « Intouchables », « Samba » ou « Nos Jours Heureux ». Critique à venir.


Note :
Critique : Professeur Grant

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