The Limehouse Golem

Pourquoi ce film situé dans le Londres de l’époque Victorienne peine-t-il à convaincre ? Le thriller gothique de Juan Carlos Medina souffre de quelques longueurs à tel point que le jeune cinéaste aurait pu sabrer un quart (qui a dit un tiers ?) de son film afin de le rendre plus digeste.
La mise en scène, certes travaillée, manque toutefois de subtilité. Certains personnages sont pointés du doigt beaucoup trop vite. Une raison suffisante pour le-la spectateur-trice de les innocenter bien avant l'heure du verdict.

En outre, les personnages secondaires sonnent diablement creux. Ils ne servent qu'à faire avancer l'intrigue et se voient invariablement écartés une fois leur rôle accompli. Gageons que l’histoire imaginée par Peter Ackroyd se lit sans doute plus qu’elle ne se regarde.

De plus, bien qu’annoncé comme gore, ce golem n'est au final pas terrorisant (deux, trois scènes bien dégueulasses mises à part) pour un sou.

Le film marque des points quand il ne nous sert pas de gros clichés et autres plans « carte postale » esthétisants qui pullulent dans la plupart des productions basées dans la capitale anglaise. Les décors sont plutôt soignés et l’immersion dans le Londres du 19e est crédible.

Malgré tout son talent, le grand Bill Nighy – remplaçant ici au pied levé feu Alan Rickman, ne parvient pas à sauver les meubles. L'actrice principale, Olivia Cooke (« Ouija », « Me and Earl and the Dying Girl ») parvient quant à elle à tirer son épingle du jeu avec une performance des plus remarquable. Une jeune actrice à surveiller ! 

La première version de l'affiche.
 
Goupil

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