Operation Finale

 

Quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les agences de renseignement et de sécurité intérieure israéliennes, le Mossad et le Shin Bet, dirigées par le courageux et déterminé agent Peter Malkin, échafaudent une mission secrète afin de capturer le tristement célèbre Adolph Eichmann. Déclaré mort lors du chaos qui a suivi la chute de l'Allemagne nazie, il vit et travaille désormais sous une nouvelle identité dans la banlieue de Buenos Aires en Argentine avec sa femme et ses deux fils…

La Shoah. Un sujet cent fois traité à l’écran. Tout le monde se souvient du film oscarisé « Shindler’s List » ou plus récemment encore de « Saul Fia ». Qui dit Shoah dit aussi Adolph Eichmann. Un nom connu par les historiens et bon nombre de cinéphiles. Ces derniers se souviendront d’ailleurs du film « HhHH » sorti il y a peu. Avant ça, il y avait « The Man Who Captured Eichmann » (1996) ou encore « Eichmann » (2007).

Propos redondant, film nécessaire
Pour ce pan moins connu de l’histoire (il n’est ici pas question d’une tentative d’assassinat mais plutôt du procès d’un criminel de guerre) et l’impressionnante joute verbale/psychologique entre Sir Ben Kingsley et Oscar Isaac, nous ne pouvons que vous conseiller ce film. Les deux acteurs principaux se livrent à l’écran à ce qui s’apparente à un match de tennis à l’enjeu funeste, à ceci près que les tirades remplacent les balles. Le tandem Kingsley/Isaac a visiblement un respect mutuel tant leur complicité à l’écran saute aux yeux.

Tout n’est pas parfait puisque le rôle d’une Mélanie Laurent sous-exploitée apparaît comme un bémol sur lequel on ferme difficilement les yeux.

Le sens du devoir
Au niveau cinématographique, certaines scènes emplies de délicatesse se heurtent à la dureté du propos. Le-la spectateur-trice n’échappe pas à l’imagerie glaçante de l’enfer des camps et autres atrocités commises par le régime Nazi. La scène finale est sublime et confirme tout le potentiel dramatique d’un acteur qu’on aurait tord de reléguer au rang blockbusters only. Même s’il n’a plus rien à prouver, Ben Kingsley est quant à lui extraordinaire. À voir pour entretenir le devoir de mémoire.

Disponible en streaming (Netflix)
Goupil

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