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samedi 6 avril 2019

Love, Death & Robots

Un yaourt susceptible, des soldats lycanthropes, des robots déchaînés, des monstres-poubelles, des chasseurs de primes cyborgs, des araignées extraterrestres et des démons de l'enfer assoiffés de sang : tout ce beau monde est réuni dans 18 courts-métrages d'animation déconseillés aux âmes sensibles.
 
Alors que Disney avance ses pions sur l’échiquier « streaming » (l’arrivée de Disney Plus étant prévue pour la fin de l’année), Netflix renforce son catalogue avec une série de courts-métrages d’animation. Une belle manière de montrer le middle finger à Mickey et Cie puisque la série dont nous vous parlons aujourd’hui ne verrait jamais le jour sur la chaîne de streaming Disney. Violente, gore, osée, « Love, Death & Robots » est probablement l’ajout le plus créatif au catalogue de Netflix ces derniers temps. Aux commandes, Tim Miller (« Deadpool ») et, à la prod, un certain David Fincher (« Seven »).

Si certains épisodes sont immanquables, d’autres ne valent pas leur pesant de data. Puisque les épisodes ne sont pas interdépendants, inutile donc de tous les regarder. Suivez le guide !

1. Sonnie’s Edge
Un réseau underground de lutte clandestine. Des coachs font combattre leur monstre dans une arène de gladiateur 2.0. Le tout vaut assurément le coup d’œil et se termine par un twist plutôt jubilatoire.
2. Three Robots
Trois robots parcourent une planète Terre où les humains ont passé l’arme à gauche. « Three Robots » est sympathique, drôle mais souffre d’un final décevant. Bon point : pas d’objectivation sexuelle de la femme.
3. The Witness
Témoin d’un meurtre de sang froid, une jeune femme tente de survivre.
« The Witness » est sans conteste le court-métrage le plus esthétique de la série. Dommage qu’il contienne de la nudité gratuite et autant de violence.
4. Suits
Une petite communauté de fermiers repousse les envahisseurs. On s’attache rapidement à ces fermiers. Encore une fois, la maxime « tous les héros ne portent pas de cape » se confirme. « Suits » vaut le détour. 
5. Sucker of Souls
Dans un style dessin animé retro, « Sucker of Souls » ne convainc pas totalement.
6. When the Yogurt Took Over
Des scientifiques mettent au point un yoghourt super-intelligent et ne tardent pas à le regretter. Bien que « When the Yogurt Took Over » soit le court-métrage le moins long (6min), ce gros délire totalement assumé est stylé et sympatoche.
7. Beyond the Aquila Rift
Un équipage se réveille d’un vol vers une destination lointaine, seulement pour se rendre compte qu’ils ont fait fausse route.
Des images d’un réalisme à coupe le souffle n’étant pas sans rappeler l’esthétique du film « The Fountain ». Nous ne sommes pas loin de la Quatrième Dimension dans ce court-métrage assez réussi.
8. Good Hunting
Le fils d’un chasseur d’esprit établit un lien avec un esprit métamorphe. Ne cherchez plus, c’est le court-métrage le plus abouti de l’ensemble. Une belle prouesse tant sur le fond (l’ambiance steampunk fonctionne à merveilles) que sur la forme (une animation épatante).
9. The Dump
Ugly Dave gère une décharge pas comme les autres et n’est pas prêt à quitter les lieux. « The Dump » est un court-métrage sympathique et attachant. Ni plus, ni moins.
10. Shape-Shifters
En Afghanistan, deux Marines aux pouvoirs surnaturels font face à un ennemi aux propriétés semblables. Un peu longuet pour un court qui se prend bien trop au sérieux.
11. Helping Hand
Un choix difficile dans l’espace.
Vous avez vu « Gravity » ? Passez votre chemin.
12. Fish Night
Après une panne en plein désert, deux vendeurs voient un rêve les faire voyager à une époque bien lointaine.
L'accent est mis sur la forme (une superbe animation en cell-shading). Pour le fond, nous cherchons encore..
13. Lucky 13
Après deux équipages décimés, le cargo Lucky 13 est confié à une rookie.
« Lucky 13 » se laisse franchement regarder. Vous aimez Samira Wiley (« Orange is the New Black ») ? Cet épisode est fait pour vous !
14. Zima Blue
L’artiste de renommé internationale Zima accepte de se confier à la presse pour la première fois avant de dévoiler son ultime œuvre.
Probablement l’œuvre la plus philosophique de « Love, Death & Robots ». Hyper-stylisée, « Zima Blue » sort clairement du lot. À voir et revoir.
15. Blind Spot
Un groupe de voleurs/cyborgs tentent de dérober un butin d’un train sous haute-sécurité.
De la castagne, des explosions, de l’action. Pour le reste, on repassera.
16. Ice Age
Le seul court-métrage avec des acteurs (Topher Grace et Mary Elizabeth Winstead). Seul ce qu’il se passe dans le frigo du couple est animé. C’est une belle prouesse technique et l’intégration des CGI est au rendez-vous. Dommage que l’interaction entre entre le contenu du frigo et ses propriétaires soit si peu crédible.
17. Alternate Histories
Multiversity, ou comment Hitler meurt dans X dimensions.
Le plus anecdotique.. et le moins bon ?
18. The Secret War
Dans les forets de Sibérie, un détachement d’élite de l’Armée Rouge combat des créatures venues des entrailles de la Terre.
Le court-métrage le plus immersif au vu de son photo-réalisme ultra-soigné.


Véritable lettre d’amour à la SF et à l’animation signée par des animateurs venus des quatre coins du monde, « Love, Death & Robots » trouvera sans mal son public. Le format court des épisodes (± 12min l’épisode) et appréciable. Bien qu’un fil rouge soit présent (l’amour, la mort et les robots), ce recueil de courts-métrages manque néanmoins de consistance et d’ambition sur le fond. « Love, Death & Robots » remplit son rôle de divertissement avec enthousiasme. « Good Hunting », « Zima Blue » et « Suits » sortent assurément du lot. 
 
/!\ Âmes sensibles s’abstenir au vu des images explicites et de la violence outrancière. 
 
Goupil

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