vendredi 20 décembre 2019

The Peanut Butter Falcon


Une petite frappe en cavale va devenir le coach de catch et allié de Zak, un jeune homme trisomique. Zak est lui aussi en fuite, il a quitté son foyer en vue d'essayer de réaliser son rêve : celui de devenir une catcheur professionnel et rejoindre l'école de catch de Saltwater Redneck.






Le faucon au beurre d’arachide

Un chouïa de « Little Miss Sunshine » par-ci pour le ton résolument feel-good, un brin du « Huitième jour » par-là pour le discours empreint de tolérance, sans oublier un soupçon de « Mud » pour l’environnement tout droit sorti du genre Americana. Telles sont les références cinématographiques prestigieuses qui nous viennent à l’esprit pour résumer l’esprit de « The Peanut Butter Falcon », nouvelle petite pépite accouchée par le cinéma indépendant d’Uncle Sam.

Zak, un ami qui vous veut du bien

Tout commence avec Zak, jeune homme de 22 printemps atteint du syndrome de Down, et son irrépressible envie de quitter la maison de retraite dans laquelle il vit. Grâce à un résident complice, ce dernier parvient à s’échapper. Le rêve qu’il entretient depuis tant d’années lui donne des ailes : rencontrer son idole Saltwater Redneck, un catcheur dont il ne cesse de visionner les vieilles VHS. C’est alors que, dans son périple, celui-ci fait la connaissance d’une petite frappe en cavale…

Un casting de gueules

La présence magnétique de Shia LaBeouf, le charisme dingue de Dakota Johnson et la bonhomie enfantine de Zack Gottsagen parviennent à transcender un scénario, certes convenu, cousu de fil blanc et un peu bancal dans son épilogue, mais toujours généreux et sincère dans ses intentions bienveillantes. Même le casting des seconds rôles est parfait avec une distribution de « gueules » du ciné indé US : Bruce Dern, John Hawkes, Thomas Haden Church, Jon Bernthal.

Du baume au cœur

Pour son premier long-métrage, le tandem de réalisateurs Tyler Nilson/Michael Schwartz réussit autant un road-movie d’une tendresse infinie qu’une échappée drolatique et rocambolesque dans la moiteur des états du Sud. C’est à la fois un hymne à la liberté, une ode à l’amitié ainsi qu’une formidable fable moderne et touchante qui donne du baume au cœur. Un film bien dans l’esprit de Noël. Ça tombe bien, il sort le 25 décembre prochain dans les salles obscures belges.

Note : 

Critique : Professeur Grant

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