lundi 9 novembre 2020

The Trial of the Chicago 7

 

Lorsque qu’une manifestation pacifique en marge de la convention démocrate de 1968 tourne à l'affrontement, ses organisateurs sont accusés de conspiration et d'incitation à la révolte. 

 

« The whole world is watching »

Avec « The Trial of the Chicago 7 », Aaron Sorkin réalise un film sur lequel Steven Spielberg aurait très bien pu jeter son dévolu. Scénariste accompli, Sorkin avait d’ailleurs approché le créateur de « E.T. » afin de lui confier l’adaptation de cette histoire sur grand écran. C’était sans compter la cinéphilie de Spielby qui - près avoir vu l’admirable premier long-métrage de Sorkin (« Molly’s Game ») - l’aurait dissuadé de le réaliser lui-même.


Le film se focalise sur l’irrépressible désir des fascistes (en tous temps) de passer les minorités sous silence. Par minorités, on entend ici les opposant-e-s à la guerre du Vietnam. À la défense : Mark Rylance, Eddie Redmayne, Sacha Baron Cohen, John Carroll Lynch, Michael Keaton et Yahya Abdul-Mateen II. Dans le camp des plaignants, on retrouve Frank Langella et Joseph Gordon-Levitt.


En se penchant sur sa filmo, on réalise que Sorkin est passé maître dans l’art de l’écriture des débats. En 1992, il signait le scénario du désormais culte « A Few Good Men ». Dans « The Trial of the Chicago 7 », les échanges font par moments penser à une fin de partie de Pong. Éloquent sans être verbeux, ce film de procès d’un peu plus de deux heures est enjolivé par un rythme effréné.


Véritable courtroom drama, « The Trial of the Chicago 7 » confirme tout le potentiel artistique d’Aaron Sorkin derrière une caméra. La photographie est magnifiée par Phedon Papamichael (« Ford v Ferrari » ou encore « Walk the Line »). Là où le cinéaste tire véritablement son épingle du jeu, c’est quand il traite à la fois des événements de 1968 et de l’actualité de ces derniers mois. On pense aux violences policières qui ont défrayé la chronique aux États-Unis. N’est-ce pas là le plus beau plaidoyer contre lesdites violences policières ? 

 

Critique : Goupil

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