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dimanche 11 avril 2021

Wonder Woman 1984

 


Alors que le MCU dénombre vingt-trois films (soit près de deux par an depuis « Iron Man » sorti en 2008), DC Comics ajoute un neuvième film à leur Cinematic Universe.

Séquelle qui suit à merveilles le crédo Less is more, « Wonder Woman 1984 » fleure bon la gentillesse et l’empathie. Le film renforce la vulnérabilité de la super-héroïne à l’écran qui semblait jusqu'alors toute puissante. Avant, c’était inconcevable dans les productions du même genre.

Super-héroïne noble et inclusive, la Wonder Woman de l’étincelante Gal Gadot réussit plusieurs exploits. Primo, elle parvient à se renouveler et à prendre ses distances vis-à-vis de ses premières aventures jugées trop sombres. Secundo, elle continue de faire son trou dans un cinéma de super-héros gouvernés par des macho men. Tertio, elle case les codes du genre mis en place depuis des décennies. Le film ne passe plus immanquablement par la case abomination venue d’un autre monde mais propose enfin un ennemi à taille humaine. Résultat ? Cela fonctionne tout aussi bien… voire mieux ! Que dire de Pedro Pascal (vu récemment dans la série « The Mandalorian ») sinon qu’il est impérial dans le rôle d'un magnat devenu personnalité télévisuelle ? Cela ne vous rappelle rien ? L'arc narratif de Barbara Minerva (la surdouée Kristen Wiig) peine à convaincre entièrement. On se souviendra par contre de Lilly Aspell (Diana enfant) qui, du haut de ses douze ans, vole véritablement le show pendant les dix premières minutes du film. Chris Pine est égal à lui-même et délivre une prestation fort touchante.

Après un premier film uber sombre au cœur de la guerre des tranchées, Wonder Woman pose sa valise dans les années 1980 pour le plus grand bonheur de nos mirettes. Technicolor, couleurs flashy, voitures vintage, vêtements kitsch, punks, mode du brushing gonflé ; tout à l’écran sent bon les eighties. Avec « WW 1984 », l’écurie DC Comics n’a jamais été aussi haute en couleur. La chorégraphie des scènes musclées est un véritable plaisir pour les yeux. Sous la direction de Patty Jenkins, Gal Gadot y injecte beaucoup de féminité et de grâce.

Propulsée au plus haut des cieux par une direction artistique inspirée et la musique d'un certain Hans Zimmer, Wonder Woman n'a aucun mal à nous rappeler que la lumière l’emporte toujours sur l’ombre.


Critique : Goupil

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