Avatar: Fire and Ash

 



Dans ‘Avatar: Fire and Ash’, James Cameron ramène le public à Pandora pour une aventure immersive aux côtés de Jake Sully (Sam Worthington), ancien Marine devenu chef Na'vi, de la guerrière Neytiri (Zoe Saldaña) et de la famille Sully. 


 

 

 

Avec ‘Avatar: Fire and Ash’, James Cameron repousse encore les limites de la motion capture. Pour ce faire, le cinéaste a construit un tout nouveau studio d'enregistrement intitulé « Volcanic Volume ». Contrairement à l'animation traditionnelle, cette nouvelle technique utilise des capteurs optiques enregistrant chaque mouvement musculaire tandis que le casting évolue dans un environnement réel, exposé à la chaleur, à la fumée et à un terrain instable.


Cameron souligne que cette technologie garantit une synchronisation entre les émotions des Na'vi et celles des acteurs et actrices sur le plateau. Pour le seconder, il faut compter sur la présence de Russell Carpenter, directeur de photographie expérimenté à qui l’on doit un certain ‘Titanic’. Côté sonore, Simon Franglen signe une bande son efficace, proche de l’ADN des précédents opus.


Oubliez Sam Worthington, Zoe Saldaña, Sigourney Weaver, Kate Winslet ou encore Stephen Lang, car tout ce beau monde se fait éclipser par Oona Chaplin (la petite fille de Charlie), dans un rôle sombre et mystérieux.


Seulement trois ans après ‘Avatar: The Way of Water’, la franchise créée par James Cameron semble légèrement battre de l’aile. Son dernier long-métrage n’est pas foncièrement raté, bien au contraire. Le cinéaste revient d’ailleurs avec une proposition technique forte, repoussant les limites atteintes en 2022. Impossible par contre de chasser un sentiment de déjà-vu à la vision de cette troisième incursion dans le monde de Pandora. Le message écologique, la bataille finale, certaines répliques, on tombe souvent dans la redite.


Le succès de ‘Avatar: Fire and Ash’ étant presque assuré (il vient de dépasser les 800 millions de dollars au Box Office mondial), la question de savoir si cette franchise aura un avenir ne se pose même pas. Reste à savoir si Cameron sera encore derrière les commandes et si nous devrons à nouveau dépoussiérer nos lunettes 3D.


Note :

Critique : Goupil

Autre critique, autre point de vue – Avatar : Fire and Ash vu par le Professeur Grant :

2025, année morose pour les exploitants de salles. Heureusement, Tonton Cameron est de retour pour dynamiter un box-office qui toussote, avec le troisième chapitre de sa saga Avatar. Fire and Ash se présente comme l’héritier technique de ses glorieux aînés. Et sur ce plan, James Cameron reste un maître des enchantements visuels : la technologie (motion capture sous l’eau, HFR, 3D immersive, Imax) continue de sculpter la planète Pandora avec une minutie quasi biologique qui laisse pantois.

Pourtant, malgré cette féerie de pixels, le troisième acte de la franchise peine à se hisser au-dessus de ses prédécesseurs. Là où The Way of Water parvenait à fusionner émerveillement et progression narrative, Fire and Ash, lui, se perd dans l’action : certaines séquences de bravoure s’étirent jusqu’à l’écœurement (voire l’ennui) et le récit, au lieu de gravir de nouveaux sommets, semble parfois mimer les schémas déjà battus des deux précédents chapitres (un climax identique).

Le film continue de jouer sa partition familiale et épique avec soin. L’univers est riche, les enjeux intimistes servent de fil conducteur, et l’articulation de l’aventure garantit un grand huit à nul autre pareil. Mais, le spectateur navigue désormais en terrain connu. Et le septuagénaire semble tourner en rond autour des mêmes ficelles narratives, au point que l’attention vacille, même chez le cinéphile le plus indulgent.

En somme, Fire and Ash est un pur produit estampillé Cameron : techniquement stupéfiant, visuellement envoûtant, mais narrativement parfois otage de son propre gigantisme. Pour les amateurs d’ébahissement sensoriel, l’expérience vaut le déplacement (en Imax 3D HFR de préférence, mais gare au coup de fusil !). Pour ceux qui espéraient une évolution dramatique plus affirmée, le bilan est plus mitigé.

Pour finir, une petite reco : que vous soyez un amoureux transi des Na’vis ou que vous n’y voyez qu’une fumeuse schtroumpferie, nous vous recommandons la docusérie en deux parties Fire and Water: Making the Avatar Films, sortie récemment sur Disney+. Un making-of stupéfiant qui vous plonge dans les coulisses de cette superproduction, au cœur des innovations. Impossible de ne pas rester ébaubi d’admiration face à tant d’ingénierie !

Note : 

Critique : Professeur Grant

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