Hoppers

 


Mabel, une adolescente passionnée par les animaux, saute (littéralement !) sur l’occasion d’essayer une nouvelle technologie révolutionnaire permettant de communiquer avec eux d’une manière totalement inédite… en se glissant dans la peau d’une adorable femelle castor. Conçu par des scientifiques visionnaires, ce dispositif permet de transférer la conscience humaine dans le corps de robots-animaux plus vrais que nature. Mabel se lance alors dans une aventure unique et riche en découvertes au cœur du règne animal.



Vous voyez la technologie utilisée par les humains dans la saga SF Avatar ? Imaginez qu’une adulescente férue de biodiversité l’utilise pour se glisser dans la peau, non pas d’un grand schtroumpf issu du monde de Tonton Cameron, mais d’un… castor ! Ce dispositif révolutionnaire, développé par ses professeurs scientifiques, lui permet de communiquer avec l’ensemble des individus du monde sauvage qui borde sa ville. Une chance pour celle qui entend bien protéger l’habitat naturel environnant du programme d’urbanisation massif d’un maire peu enclin à intégrer l’écologie dans sa vision politique.

A travers ce récit original — et en même temps pas tant que ça vu sa trame poncée jusqu’à la corde — qui embrasse sans ménagement l’excès, Pixar revient aux affaires en s’écartant de sa formule maison d’anthropomorphisme émotionnel pour embrasser un ton nettement plus cartoonesque qui n’est pas sans rappeler l’univers de Tex Avery. Ce qui n’est pas pour nous déplaire. Menée tambour battant, l’intrigue de Hoppers (Jumpers en VF) — d’une prévisibilité presque programmatique — nous agrippe néanmoins avec l’efficacité d’un montage sous amphétamines, nous plongeant ainsi dans le tourbillon affectif vécu par la jeune héroïne.

Si certains gags font mouche, l’ensemble s’essouffle, fatigue même aux deux tiers, péchant par des péripéties éculées et un climax en roue libre sombrant dans une surenchère quasi burlesque confinant à l’absurde. Force est de constater que la panne de créativité guette toujours les employés du studio d’Emeryville. De quoi craindre le pire pour la production estivale de la lampe bondissante. A l’horizon : le prochain Toy Story, dont l’atterrissage est prévu dans les salles obscures à la fin du mois de juin. Reste que cette licence, qui en est déjà à son cinquième opus, ne nous a jamais déçus. Comme le dit la formule consacrée, wait and see !

Note : 
Critique : Professeur Grant

Commentaires

Articles les plus consultés